Quentin Guezenec

Quentin Guézénec,
Conseil financier aux dirigeants d’entreprise

Site web : http://prominis-assurance.fr

Domaine(s) d'activités : Finance

Compétence(s) : Conseil financier, Éthique, Fiscalité, Gestion de patrimoine, Protection sociale

Contact :

"Mon défi est d'avoir une vision du bien commun dans mon business"

Membre des Satellites depuis 2014, Quentin a créé Prominis pour accompagner les dirigeants dans leurs stratégies financières et sociales. Aussi bien dans sa vie personnelle que dans son quotidien de chef d'entreprise, il s’interroge sans cesse sur l'utilité sociale de ses choix.

Comment décrirais-tu ton métier ?

Le titre de mon métier est "Conseiller financier aux dirigeants d'entreprises". Dans l'intention, mon métier consiste à rencontrer les dirigeants d'entreprise et à centrer leur réflexion, pas seulement sur le profit, mais surtout sur les personnes de la boite. On essaie de se demander comment l'entreprise agit dans la vie des personnes qui la composent, par la rémunération d'une part et par la protection sociale d'autre part. Pour moi, l'activité principale d'une entreprise n'est pas la production d'un produit ou d'un service, c'est avant tout les personnes. Et cela va au-delà du dirigeant et de ses salariés, c'est toute la communauté de personnes qui gravite autour de l'entreprise qui est importante (collaborateurs, familles, etc.)

As-tu remarqué dans ton métier, que les dirigeants d'entreprise d'aujourd'hui se sentent davantage concernés par les personnes ?

Oui tout à fait. Mes clients en l'occurrence, qui ont souvent entre 30 et 40 ans, sont pour la plupart déjà convertis à ce discours. Et on le voit très bien aux Satellites : c'est vraiment l'endroit qui incarne cette culture et où tu croises des personnes qui sont intéressées par l'humain. Oui, je ressens aussi bien dans mon métier que dans un lieu comme ici que l’argent ne suffit plus, réussir en écrasant le copain n'est plus la bonne recette. On préfère être auto-entrepreneur à 30,000€ par an que esclave dans un bureau d’une tour de La Défense, avec 5 chefs au-dessus et un plus beau salaire.

Qu'est-ce qui te fait progresser et qui t'inspire dans la vie ?

En ce moment, ce qui me fait progresser, ce sont mes clients. Je suis dirigeant d'entreprise, tout comme eux, et ils m'inspirent dans la façon dont ils mènent leur barque, dans les choix qu'ils font. La seconde chose qui me fait progresser c'est aussi mes enfants et surtout ma femme. Elle a une grande qualité pour développer les différentes formes d'intelligence de mes enfants, par son écoute, sa bienveillance. Et je l'admire beaucoup pour cela.

En ce moment, qu'est-ce qui te passionne ?

En ce moment, à titre professionnel, ce qui m'intéresse et m'excite beaucoup ce sont les voies qui s'ouvrent à moi pour développement de ma boite. Au delà des exemples qu'on peut voir dans la presse, dans notre entourage, je me rends compte que chacun a des un chemin de développement qui lui est propre. Inutile de répliquer des stratégies d'entreprises, j'essaie de trouver la voie qui correspond à mes qualités et mes limites pour développer mon entreprise.

Est-ce que justement tu te fais toi-même accompagner dans les choix stratégiques de ta boite ?

Oui, je me fais accompagner par un coach, qui est lui-même aux Satellites. Et j’ai des clients qui sont très bon pour discuter business !

Et à titre personnel, quelles sont tes passions ?

A titre personnel, je suis passionné par la philosophie sociale. Que ce soit dans l'économie, dans la politique, l'entreprise, je m'interroge sur les impacts que nos choix ont sur la société. Je tente d'avoir une vision du bien commun dans mon "agir", dans mon action personnelle. Mon grand défi c'est donc d'essayer d'appliquer cet idéal dans mon business.

Qu'as tu trouvé aux Satellites ?

J'ai trouvé des personnes ! Certaines de ces personnes sont devenues des amis, et certaines de ces personnes sont aussi des clients. Je suis arrivé aux Sats après avoir quitté un boulot confortable dans la finance, je voulais monter ma boite et surtout sortir de la maison. J'ai poussé la porte et j'ai découvert ce que le mot "communauté" voulait dire.

Quelle est ta relation avec Nice ?

Ma relation avec Nice est une relation amoureuse. Je suis Niçois d'adoption. Avec un père Breton et une mère provençale ayant toujours vécu à Nice, je me sens aujourd'hui complètement Niçois. J'adore cet endroit, cette lumière, cette culture. Et quand j'ai dû quitter mon poste de salarié et que je savais que je pouvais m'installer n'importe où en France, je n'ai pas réfléchi longtemps. J'aime d'ailleurs beaucoup la phrase de Nico (Nicolas Bergé, ndlr), qui souhaite "rendre Nice meilleur". On rejoint encore l'idée d'avoir un impact social. J'aime l'idée de faire quelque chose pour Nice, et pour moi, ça passe entre autre par l'engagement associatif.

Est-ce que tu veux en dire plus sur ton association ?

Avec quelques amis, nous avons monté une école maternelle et primaire associative, sans but lucratif, complètement libre et indépendante. Elle accueille aujourd'hui 30 élèves. Exceptés les instituteurs, tout le personnel est bénévole, et les parents paient environ 3 ou 4 fois moins que dans d'autres écoles privées. Nous avons un objectif très ambitieux qui est de rendre les personnes libres et qu'elles puissent développer leur talent. On s'appuie sur une pédagogie de type Montessori. Et pour aller encore plus loin, à titre personnel, j'adorerais ouvrir le lycée et la faculté libre, et y travailler 50% de mon temps. Si vous voulez en savoir plus, l'école s'appelle Cours Ste Rita, à Nice.

Interview réalisée par Mélodie Becquet, le 6 février 2018.


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