Emilie

Conseil, Développement Durable

Emilie Giraut

Facilitatrice de projets de territoire à impact

Comment décrirais-tu ton métier ?

Mon métier c’est surtout une question de liens et en particulier de liens humains !

J’accompagne les projets qui ont une dimension territoriale qu’ils soient portés par des collectivités, des habitants, des entreprises, des jeunes ou des associations et acteurs de l’ESS, au service du bien-être des territoires et des gens y vivent.

J’interviens sur 3 piliers :

  • L’accompagnement de projets et de démarches participatives : je transmets des outils, je coordonne, j’aide les porteurs de projets à écouter les besoins du territoire, à concevoir un projet et à la mettre en œuvre, je facilite le travail entre les parties-prenantes pour créer une dynamique collective, mettre en mouvement les acteurs au service d’un projet collectif.
  • La mise en récit des territoires : j’accompagne les territoires à se révéler, à explorer leur identité et à se raconter (on dit souvent que ce qui n’est pas raconté n’existe pas 😊 !), toujours en travaillant avec les habitants avec des outils créatifs et en partenariats avec des artistes (ateliers d’écriture, collaboration avec des artistes, atelier avec les enfants, collecte de récits, podcast, balade sonore…)
  • L’engagement territorial des entreprises : j’accompagne les entreprises à développer leur ancrage et leur impact sur leur territoire en lien avec leurs valeurs et leurs stratégies d’entreprise.

Une petite singularité de Blossom Territoires : on mise sur la sensibilité, le lien humain et l’émotion pour mobiliser, fédérer et réenchanter notre pouvoir d’agir sur nos territoires. C’est essentiel dans le contexte multi-crise que nous connaissons en ce moment !

Comment tes parents imaginent ton métier ?

Je ne suis pas sûre qu’ils l’imaginent vraiment 😊 ! Ils disent souvent que j’ai un métier passionnant qui me permet de rencontrer des gens extraordinaires, engagés et de découvrir la France à travers des projets très différents, et ils ont raison !

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?

En ce moment je travaille beaucoup sur des démarches de participation citoyenne.

J’accompagne trois communautés de communes en Saône et Loire qui souhaitaient développer leur hospitalité pour des visiteurs et des habitants. Je les accompagne depuis plusieurs mois à travailler sur l’identité du territoire en lien avec les habitants, et sur des actions concrètes pour leur mise en tourisme. Près de 500 personnes ont contribuer à la démarche avec des résultats très concrets : la création d’une balade touristique sonore créée par une classe de CM2, une exposition photo des habitants suite à un appel à participation pour révéler leur territoire, la création d’une carte touristique sensible imaginée par les habitants et un plan d’action concret pour poursuivre la démarche.

Le deuxième projet sur lequel j’interviens c’est la création d’un pôle alimentaire en Sud Lozère. J’accompagne un collectif d’acteurs engagés à designer leur projet.

Qu’es-tu venue chercher aux Sats ? Qu’y as-tu trouvé ?

Je suis venue cherchée un espace de travail convivial et j’y ai trouvé bien plus !

Il y a une énergie particulière aux Sats, une attention à l’autre tant dans les « services », que dans les échanges que j’ai pu avoir avec la communauté des Sats. C’est à la fois réconfortant et stimulant.

Quelle est ta relation avec Nice ?

Je suis originaire de la Loire, j’ai vécu au Canada, et 12 ans en Nouvelle-Calédonie. Mon conjoint est originaire de la Vallée des Paillons, ce qui nous a conduit à venir s’installer ici. Ma relation à Nice est récente et je dirais qu’on s’apprivoise l’une l’autre !

Interview publiée le 10 avril 2026