Pendant ses études en Développement Durable, Sabine Minh Sen prend conscience que son métier doit se rapprocher de la nature.
Lorsqu’elle découvre le thé Puer, c’est un coup de foudre. Elle décide d’en faire son projet de vie pour transmettre cette culture multimillénaire.

Elle est Intervenante au Musée des Arts Asiatiques de Nice, elle forme aussi les brigades des chefs étoilés comme celle d’Alain Ducasse et leur vend du thé Pu-erh. Elle a créé un espace de thé, ouvert sur rendez-vous, où elle partage un moment de culture gourmande autour d’une sélection de thés qu’elle rapporte de ses voyages.

Quel est ton gros projet en cours ?

Accompagner avec un rituel de thé les réunions de stratégie d’entreprise. A l’instar de la méditation très présente outre Atlantique et dans la Silicon Valley, je développe la conscience autour de ce formidable allié que peut être le thé Puer.

Quel entrepreneur es-tu ?

Je suis une exploratrice de thé, curieuse des autres et gourmet. Je voyage dans le monde entier pour rencontrer des connaisseurs de thé et j’aime collaborer avec des artistes. Je suis la première intéressée par les bénéfices du thé et j’ai à cœur de les transmettre de proche en proche.

As-tu une vie perso ?

Je vis le thé, tout y est relié. Tout ce qui profite à ma vie personnelle le fait aussi à ma vie professionnelle. Je ne fais pas de distinction entre ma vie personnelle et professionnelle. Je n’ai pas besoin de pause parce que tout ce qui touche au thé et tout ce qui tourne autour, me nourrit.

La place du réseau dans ton activité ?

Le thé, c’est une histoire de relation entre l’environnement, les autres et moi-même. C’est une aide qui fait naître les rencontres. Celles-ci m’élèvent, comme une histoire d’amour. Aux Satellites, j’ai connu une imbrication de liens professionnels très forts.

Combien gagnes-tu ?

Ce que je gagne se mesure en qualité de vie, je suis donc très riche.

Interview réalisée par Valérie Galassi