Jérémy Pekmez : « J’aime tout ce qui dépasse les projets individuels et qui est fait en commun »

 

Jérémy traverse ses différents projets avec une vision généreuse et humaniste : faire le bien autour de soi. Education avec Albert, protection de la vie privée avec Tunnel Bear et enseignement avec CampusID, la vie de Jérémy s’articule en envies, priorités et philosophie.

Quel est ton quotidien de travail ?

J’ai plusieurs métiers. Ma semaine est coupée en trois. Un tiers avec Albert, mon projet créé avec Rodrigue Hajjar, dont le but est de donner aux enseignants des écoles primaires un outil pour créer du contenu pédagogique numérique (cours, quizz, vidéo, etc.) afin que les élèves puissent travailler à partir de n’importe quel appareil (smartphone, tablette, ordi, etc.) s’exercer, réviser à l’école ou à la maison. Côté enseignant, celui-ci suit l’évolution et les progrès de l’élève afin de mieux adapter les contenus et créer de la personnalisation pédagogique. Autre tiers avec Tunnel Bear, dont j’ai en charge la partie Windows et qui permet de naviguer de façon privée sur Internet et de protéger sa vie privée. D’actualité donc. Dernier tiers enfin où j’enseigne le développement informatique à CampusID / Ecole des Mines, principalement le « .net », de bac +2 à bac +5. Ces trois tiers font un tout que j’aime vraiment. J’aime plus que tout Albert : c’est mon projet créé avec Rodrigue. Tunneal Bear est une super boîte que j’ai vu grandir, c’est passionnant et très important puisque l’intérêt de défendre la vie privée a aujourd’hui un sens sur Internet. Enfin, pour les cours, j’aime tout simplement transmettre ce que je sais. C’est ce que je dis en début d’année à mes étudiants, en plus d’ajouter que ce que j’attendrais d’eux à la fin de l’année, c’est qu’ils soient meilleurs que moi : c’est le deal !

En rejoignant Les Satellites, que viens-tu y chercher ?

Avec Rodrigue, on était isolé, on cherchait des gens et puis surtout un lieu de rencontre car lui était à Nice, moi à Cannes. C’était plus pratique pour moi de me déplacer à Nice et de nous retrouver. Voilà ce qu’on est venu chercher au tout départ. J’ai trouvé un esprit communautaire particulier auquel je ne m’attendais pas. en Etant parmi les premiers membres, on ne savait pas, évidemment, ce qu’était le coworking. Alors on a rencontré du monde, des gens intéressants. Aujourd’hui, ce que j’aime aux Sats c’est aussi les projets comme Niellé, tout ce que dépasse les projets individuels et qui est fait en commun en faisant du bien autour de soi.

Qu’aimes-tu faire les weekends ?

En fait, il y a ce que je fais et puis il y a ce que j’aimerais faire. Aujourd’hui, j’ai une fille et mon temps lui est dédié. Je passe mon temps avec elle, j’aime la voir grandir, j’en suis très heureux. Mon temps libre se trouve là. Ma passion est la musique et je n’arrive pas à la caler dans mon emploi du temps. C’est frustrant mais je veux y arriver et partager cela avec ma fille. Je vais trouver un moyen.

Quelle est ton idole business (ou ton personnage d’inspiration) ?

Honnêtement, je n’ai pas d’idole. Je pourrai dire Steve Jobs mais ce serait trop facile. Bien sûr j’admire ce que les uns et les autres font mais je n’en ai pas car, au fond, je ne le connais pas Steve Jobs. Si je devais avoir des idoles, ce serait nécessairement des personnes que je connais, donc proches de moi. J’admire certaines qualités autour de moi, chez Audrey, ma femme, Thomas, mon meilleur ami, Rodrigue, etc. Ils ont une énergie débordante, n’ont pas froids aux yeux, sont directs, honnêtes et j’adore ça. J’aime qu’on se comporte ainsi.

Ton rêve ?

Là quand j’y pense, je pense à l’avenir et donc forcément à ma fille : continuer à passer du temps avec elle. Je veux la voir grandir, s’épanouir, lui faire découvrir des choses, etc. La musique est là aussi. Pour mes projets, je veux me dire que le temps passé à faire ce que j’ai fait a pu faire du bien à quelqu’un, que l’on réussisse ou pas d’ailleurs. Albert a pour but d’améliorer l’enseignement et de laisser moins d’enfants sur le côté. C’est ce pour quoi je travaille.

Ton mantra ?

Je n’en ai pas mais j’ai tout de même trouvé ceci : « Mieux vaut rater sa chance que de ne pas l’avoir tentée ». Et je pourrai en trouver des dizaines qui me définiraient. Après tout, nous sommes des êtres complexes et une seule phrase peut difficilement nous résumer.

Interview réalisée par Nicolas Bergé.