« Aujourd’hui, je n’ai plus peur d’essayer, et c’est grâce à mon passé dans l’armée » 

Grand et costaud, Gabriel ne décroche jamais son sourire. Après 10 années passées dans l’armée, il décide de se reconvertir dans la vidéo et c’est un succès !

Comment décrirais-tu ton métier ?

Je fais plusieurs métiers, mais je suis principalement vidéaste. Je réalise, je filme, je cadre et je monte. Mon métier c’est d’essayer de capter et retransmettre les émotions d’un moment, d’un événement de la manière la plus juste possible. J’ai la chance de travailler à la fois pour de grands groupes, comme Dior, mais aussi pour des petites boites. Avec ses dernières, j’ai évidemment beaucoup plus de liberté dans la réalisation, dans le scenario.

Comment es-tu devenu vidéaste ?

Avant d’en arriver là, j’ai passé 10 ans dans l’armée. J’ai voulu changer de voie, la sécurité n’était plus mon truc. J’aimais déjà beaucoup la photo à l’époque et un ami photographe m’a proposé de l’accompagner pour faire des vidéos. Je n’ai donc jamais fait de formation dans ce domaine, la plupart du temps je ne regrette pas, mais parfois je me dis que cela m’aurait peut-être permis d’approfondir certaines techniques.

Est-ce qu’il reste aujourd’hui quelque chose de ton passé dans l’armée ?

Oui, je pense. Probablement de la rigueur, mais surtout grâce à cela, je sais que je peux tout faire. Je n’ai pas peur de me lancer dans des projets qui me paraissent gigantesques. Si ça marche tant mieux, si cela ne marche pas ce n’est pas grave. Je n’ai plus peur d’essayer.

Qu’est-ce qui te passionne en ce moment ?

En ce moment, je cherche à acheter un appartement à Nice, ce qui me prend beaucoup de temps. Mais dans mon temps libre, je reste connecté au monde de la photo, de la vidéo. J’utilise souvent Instagram pour m’inspirer, il y a beaucoup de photographes qui font un travail magnifique avec des effets visuels très créatifs.
Si cela vous intéresse, je vous recommande par exemple le travail du vidéaste Stéphane Couchoud, qui s’est surtout fait connaître en faisant le slow motion extreme. Il y a aussi Romain Sarret qui a aussi un groupe sur Facebook d’entraide en photo et vidéo.

Te souviens-tu comment tu as trouvé tes premiers clients en tant que freelance ?

Oui, justement grâce à mon ami photographe qui m’a fait travailler sur ses projets, puis qui m’a recommandé. Après, mes autres gros clients je les ai obtenu grâce à mon référencement Google. Lorsque j’ai créé mon propre site web sur wordpress, j’ai beaucoup travaillé le SEO, et je sais qu’aujourd’hui c’est essentiel dans mon business, très concurrentiel.

Qu’as-tu trouvé aux Satellites ?

J’ai trouvé une communauté très forte. J’étais avant dans un autre espace de coworking à St Raphaël où cet esprit communautaire était totalement absent. Ce que j’aime aux Sats, c’est tout ce que la communauté peut proposer comme activité en dehors de l’espace. Je viens d’arriver sur Nice, je ne connais pas encore beaucoup de monde donc c’est très sympa de se sentir accueilli.

Quelle est ta relation avec la ville de Nice ?

Cette ville m’a toujours attiré, j’avais eu l’occasion de la visiter en tant que touriste (je viens de Paris). Et je suis heureux d’y vivre maintenant, rares sont les villes à taille humaine aussi jolie, au bord de la mer et proche des montagnes. J’ai maintenant envie d’y rester et de m’y installer pour de bon.

Interview réalisée par Mélodie Becquet