Avec humilité et passion, Françoise se présente comme une disciple passionnée des Satellites ! Après 25 années de salariat, l’envie d’entreprendre devient irrépressible. Pour préciser cette envie elle franchit le seuil des Satellites, pensant y trouver un endroit où se concentrer quelques heures sur cet objectif entrepreneurial.

Mais elle va vivre une véritable révélation. « En découvrant ce lieu je me suis dit : je veux faire ça d’abord ! Avant mon projet !» En avril 2015 elle ouvre son espace de coworking à La Colle sur Loup, après 2 années passées aux Satellites, avec l’intuition qu’il y a un tissus économique invisible dans l’arrière pays et qu’il y a des besoins identiques aux grandes villes.

Quel est ton quotidien de travail ?

Une grande partie de mon temps est consacré à l’écoute des coworkers. J’ai beaucoup de contacts avec eux, je leur fais du coaching sans en avoir l’air. Ce que j’aime c’est la fluidité du moment, les choses qu’on peut impacter. Impulser des énergies positives. J’ai aussi un carnet d’adresse important dont je fais profiter les membres. Et bien sûr je me charge de toute la gestion de l’espace et parallèlement je continue à me former.
J’ai beaucoup de questionnement sur mon modèle économique, notamment sur comment augmenter mes revenus. Avec La Belle Verte je m’enrichis humainement, j’aime partager et transmettre. Ce qui me plairait c’est de pouvoir en vivre ! Il y a peu de dirigeants d’espace de coworking qui ne vivent que de cela.
Moi à côté je donne des cours, je fais du coaching. Mon domaine c’est l’optimisme, l’intuition, la communication devant un public, l’affirmation de soi et la gestion de la peur.

Mais mon camp de base reste et doit rester La Belle Verte.

Ce que tu es venue chercher aux Satellites ?

Je suis venue aux Sats pour ne plus être seule face à mon projet. Si j’arrêtais l’entreprise que pouvait-il y avoir comme alternative stimulante à la solitude à la maison ? Ce n’est pas parce qu’on entreprend seul qu’on doit être seul ! Les Satellites m’ont permis de devenir indépendantes après 25 ans de salariat. J’ai tout appris ici, c’est une source d’inspiration naturelle. Aux Sats ce n’est pas le business qui prime mais les relations entre les gens. C’est aussi un terrain d’expérimentation. J’ai fait deux ateliers sur l’optimisme ici. Je me sens en confiance, tout le monde est bienveillant. Aujourd’hui je continue à y chercher l’inspiration. J’en ai encore énormément besoin et je prends plaisir à garder mes contacts ici. Ils sont précieux pour moi. Les satellites c’est comme de vieux amis, tu sais que tu peux compter dessus même si tu ne les vois pas souvent.

Qu’est ce que tu aimes faire le week end ?

Du Qi Gong ! J’aime beaucoup me ressourcer . Je refais ma vitalité le week end car mon activité m’en prend beaucoup la semaine. J’ai besoin de vert ! J’ai 4 enfants, je prends le temps d’en profiter aussi. Et enfin je lis des bouquins sur le développement personnel !

Quelle est ton idole business ?

Je ne suis pas vraiment une femme à idoles ! Je suis inspirée par un cocktail de personnes différentes :Une amie coach de vie, géniale, a été ma première inspiration sur l’idée de faire ce qui nous épanouit. Nicolas Bergé et Alix ont été très inspirants pour moi. Jean Jacques Goldman m’a toujours impressionnée par sa générosité, tout ce qu’il a fait pour les autres.

Quel est ton rêve ?

Mon rêve c’est l’harmonie entre les gens et le développement de chacun dans cette harmonie. Je rêve que les indépendants que je côtoie puissent vivre de leur activité. J’en vois trop autour de moi qui n’en vivent pas. C’est pour ça que j’ai fait La Belle Verte. Pour les aider à trouver une reconnaissance.

Je rêve aussi de reconsidérer notre organisation de la société. Qu’il y ait une égalité au sens de la reconnaissance de chacun. Il y a des exemples ailleurs, même dans des tribus qu’on considère comme pas trop développées. Les Massaï par exemple. Quand il y en a un qui ne va pas bien chez eux, c’est tous les membres qui ne vont pas bien.

Quel est ton mantra ?

Je choisis l’optimisme ! Même si l’on a parfois l’air d’être dans une impasse, j’ai confiance en la génération qui vient. Je crois être née avant l’heure et je regrette de ne pas avoir assez de temps pour développer des solutions avec eux !

Interview réalisée par Virginie Tumortichhi