Mirela Demian, ”Quoi que vous fassiez, donnez toujours tout ce que vous avez. Sauf si vous faites un don de sang”

Quoi que vous fassiez, donnez toujours tout ce que vous avez. Sauf si vous faites un don de sang

(Bill Muray)

Discrète à l’humour aussi fin que son sourire, Mirela est une force tranquille ! Originaire de Roumanie et amoureuse de la France, elle a atterri dans le monde du Marketing au fil des opportunités de la vie, après des études en langues étrangères et un diplôme d’interprète.  Sa spécialité aujourd’hui c’est l’écrit et sa source d’inspiration, les rencontres humaines ! Ce n’est pas un hasard si elle a poussé la porte des Satellites !
Son métier : Content marketeur (marketing de contenu) et spécialiste de l’édition et la commercialisation de e-book  (ebookattitude.com).

Comment décrirais-tu ton métier ?

Le content marketing c’est une composante essentielle aujourd’hui pour quelqu’un qui veut avoir une présence sur le web, quelque soit le secteur d’activités. Tu construis une entreprise sur le web, tu la renforces sur le web, tu peux faire redémarrer une activité sur le web, booster des ventes. C’est un outil incontournable et le contenu est devenu le cheval de bataille depuis quelques années. C’est l’évolution la plus récente du marketing et de nos modes de vie en général. Tous les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants et pour se démarquer dans ce monde là il faut être capable de produire et publier du contenu de qualité. Ca peut être des articles pour un blog, du contenu sur les réseaux sociaux, des campagnes publicitaires ou ventes de produits, des pages de présentation d’identité d’une entreprise ou de présentation de produits  mais aussi des  images et des vidéos.

Ma spécialité c’est l’écrit. C’est un métier très évolutif, il faut être constamment à l’affut des évolutions technologiques. Par  exemple dès que google fait un nouvel algorithme il faut être au courant pour voir ce que ça implique.

C’est un métier très dynamique. On pourrait croire que c’est un métier solitaire mais l’isolement est le plus gros piège ! Il faut aller vers les autres sinon tu te confortes dans des idées qui peuvent être fausses, tu peux prendre des mauvais chemins.

Moi j’ai besoin de consulter d’autres copy writers, d’autres marketeurs. Il est important de savoir ce que les autres font, il faut se nourrir des avis et des autres. C’est  un métier très créatif. La créativité pour moi ne  tombe pas du ciel. C’est la somme du brassage d’info et de toutes les ressources que tu consultes.

Qu’est-ce qui te fait progresser et t’inspire dans la vie ?

Le contact avec les autres, les success story, le voyage, la différence en général, la musique et le développement personnel. C’est enrichissant. Les success stories sont une forme de motivation. Ca redonne espoir dans des moments où t’es au plus bas, ça peut donner des idées. J’adore les self made men!! Il y a plein de gens qui sont partis de rien, comme  Thierry Marx par exemple. Il a grandi dans une cité en banlieue parisienne et il a eu une enfance plutôt difficile. Ca ne l’a pas empêché de connaitre une réussite exceptionnelle et d’être aujourd’hui une célébrité, qui inspire énormément de jeunes. 

Qu’est-ce qui te passionne le plus en ce moment ?

Ce qui m’intéresse beaucoup c’est l’évolution du ebook et ses modes de consommation. Sa propagation de plus en plus évidente qui correspond à un changement de mentalité. J’adore les livres en papier mais j’aime beaucoup l’ebook car ça correspond à notre mode de vie aujourd’hui. C’est une évolution quasiment obligée, pour l’écologie et parce qu’on l’achète plus facilement, on l’a tout de suite (sur sa liseuse en 30 secondes), on peut le transporter plus facilement. Ca correspond à l’ère numérique. A notre mode de vie actuel. C’est intéressant de voir à quel point ça évolue rapidement et comment ça provoque un changement dans la mentalité des gens.  Et il y a tout un tas d’évolution à suivre. Par exemple  sur Amazon : comment  sont commercialisés les e books, comment ça évolue. Comme cela s’est passé pour les réseaux sociaux avec les Community Manager, dans quelques temps on aura des experts en commercialisation de e book sur Amazon (Création de page auteur, campagne , positionnement dans Amazon, algorithme, moteur de recherche de mots clés…des tas d’outils payants et gratuits peu connus du grand public). C’est ce qui me permet de vendre mes ebooks et de répondre à des sollicitations d’auteurs qui veulent me confier la publication de livres sur Amazon.

Qu’as-tu trouvé aux Sats ?

Je suis venue chercher de l’interaction sociale parce que je me sentais trop isolée. Je ne cherchais pas un espace de travail mais une interaction, le contact humain. J’ai trouvé beaucoup plus que cela. De l’échange, de la bienveillance, de la compréhension, de la créativité, des idées, plein de choses. Et des amis bien sûr !

Quelle est ta relation avec Nice ?

J’aime bien Nice. Je suis très grande ville donc ça me correspond assez bien. J’aime ce côté urbain, fourmillement des gens tout le temps, le trottoir bondé de touristes, la couleur, le soleil. La qualité de vie est exceptionnelle. La plage et la montagne dans la même journée c’est exceptionnel!

Interview réalisée par Virginie Tumorticchi

Dominique Arnaud, « J’ai trouvé de la bienveillance, de l’écoute, des conseils »

Dominique Arnaud, « J’ai trouvé de la bienveillance, de l’écoute, des conseils »

Dominique explore la vie d’artiste avec joie et passion.

Peintre et créatrice textile, elle est maintenant de retour à Paris mais a choisi de garder un pied un Nice en restant membre des Satellites.

Comment décrirais-tu ton métier ?

J’utiliserais trois mots : passion, jeux et challenge. Je suis peintre et créatrice textile. Mon travail de peintre gravite autour de l’humain, qui me fascine. J’ai créé la marque fée en France pour mes créations textiles, qui sont souvent des déclinaisons de mes tableaux. Je travaille sur des cotons bio que je fais imprimer en France. Je vends mes créations sur mon site et sur une boutique Esty, qui m’a d’ailleurs été conseillée par des membres des Sats.

 

Qu’est-ce qui t’inspire dans la vie ?

Le mantra que je préfère est « croire en son rêve ».
Je pense que si on a un rêve et que l’on y croit, on peut se donner les moyens de le réaliser. Evidemment, cela demande beaucoup de travail, notamment dans le milieu créatif. Si tu n’as rien à montrer ou à partager, ça reste dans ta tête. Il faut produire. Ce mantra m’aide beaucoup car à une époque, n’ayant pas fait de formation artistique, je ne me sentais pas légitime pour être peintre. Mais dès que j’ai reçu des retours positifs sur mon travail, mes doutes s’en sont allés.

As-tu toujours rêvé d’être peintre ? 

Oui, toujours. Je me souviens à Paris, lorsque je me promenais sur les quais, j’aimais entrer dans les boutiques de fournitures Beaux Arts, et respirer les odeurs d’huile ou de térébenthine. J’enviais ces peintres qui entraient et qui utilisaient des termes savants. Je savais que c’était cela que je voulais être.

En ce moment, qu’est-ce qui te passionne ?

En fait, tout me passionne. J’adore explorer. Mon travail de peintre évolue. Des idées mûrissent. Pour Fée en France , j’ai commencé par exemple à broder des touts petits visages, qui seront peut-être destinés à être cousu sur une poche de chemise ou sur un sac. En ce moment, je prépare les prochaines expos qui auront lieu au printemps, je produis des nouvelles toiles et créations textiles.

Tu es membre depuis 2014, qu’as tu trouvé aux Sats ? 

J’ai trouvé de la bienveillance, de l’écoute, des conseils. Il y a une formidable énergie aux Satellites et j’ai trouvé un lieu et des personnes avec qui je partage les mêmes valeurs. Je n’oublierai pas ma séance d’Agitateurs : j’étais perdue, cette séance m’a remis sur les rails, j’en suis sortie plus forte. Je n’avais plus confiance en mon travail et les membres des Sats ont su me remotiver et m’ont donné d’excellents conseils. Ce que j’aime aux Sats c’est que la communauté est composée de personnes qui sont tous actifs et experts en un domaine. J’ai aussi appris énormément sur les outils que chacun utilise, dont je me sers aujourd’hui dans mon travail.

Tu as quitté Nice depuis quelques mois, quel rapport tu as maintenant avec cette ville ? 

Je n’ai pas de lien particulier avec la ville mais j’en ai beaucoup avec les personnes. Et cela passe notamment par le fait de conserver mon abonnement aux Satellites malgré la distance. Lors de mon départ, je tenais beaucoup à rester membre, pour suivre l’actualité, pour me sentir toujours présente, pour garder un lien. J’ai d’ailleurs adoré revenir pour la soirée des 6 ans au bowling. Mais ma relation avec Nice n’est pas aussi forte que celle que j’ai avec Paris. La ville ne me manque pas particulièrement, même si je sais que l’été Niçois, les ballades en nature ou sur la plage, étaient ce que je préférais.

Sa boutique Etsy : https://www.etsy.com/fr/shop/feeenFrance

Son site : www.feeenfrance.net

Interview réalisée par Mélodie Becquet, le 13 février 2018.

Quentin Guézénec, Mon défi est d’avoir une vision du bien commun dans mon business.

« Mon défi est d’avoir une vision du bien commun dans mon business »

Membre des Satellites depuis 2014, Quentin a créé Prominis pour accompagner les dirigeants dans leurs stratégies financières et sociales. Aussi bien dans sa vie personnelle que dans son quotidien de chef d’entreprise, il s’interroge sans cesse sur l’utilité sociale de ses choix.

Comment décrirais-tu ton métier ?

Le titre de mon métier est « Conseiller financier aux dirigeants d’entreprises ». Dans l’intention, mon métier consiste à rencontrer les dirigeants d’entreprise et à centrer leur réflexion, pas seulement sur le profit, mais surtout sur les personnes de la boite. On essaie de se demander comment l’entreprise agit dans la vie des personnes qui la composent, par la rémunération d’une part et par la protection sociale d’autre part. Pour moi, l’activité principale d’une entreprise n’est pas la production d’un produit ou d’un service, c’est avant tout les personnes. Et cela va au-delà du dirigeant et de ses salariés, c’est toute la communauté de personnes qui gravite autour de l’entreprise qui est importante (collaborateurs, familles, etc.)

As-tu remarqué dans ton métier, que les dirigeants d’entreprise d’aujourd’hui se sentent davantage concernés par les personnes ?

Oui tout à fait. Mes clients en l’occurrence, qui ont souvent entre 30 et 40 ans, sont pour la plupart déjà convertis à ce discours. Et on le voit très bien aux Satellites : c’est vraiment l’endroit qui incarne cette culture et où tu croises des personnes qui sont intéressées par l’humain. Oui, je ressens aussi bien dans mon métier que dans un lieu comme ici que l’argent ne suffit plus, réussir en écrasant le copain n’est plus la bonne recette. On préfère être auto-entrepreneur à 30,000€ par an que esclave dans un bureau d’une tour de La Défense, avec 5 chefs au-dessus et un plus beau salaire.

Qu’est-ce qui te fait progresser et qui t’inspire dans la vie ?

En ce moment, ce qui me fait progresser, ce sont mes clients. Je suis dirigeant d’entreprise, tout comme eux, et ils m’inspirent dans la façon dont ils mènent leur barque, dans les choix qu’ils font. La seconde chose qui me fait progresser c’est aussi mes enfants et surtout ma femme. Elle a une grande qualité pour développer les différentes formes d’intelligence de mes enfants, par son écoute, sa bienveillance. Et je l’admire beaucoup pour cela.

En ce moment, qu’est-ce qui te passionne ?

En ce moment, à titre professionnel, ce qui m’intéresse et m’excite beaucoup ce sont les voies qui s’ouvrent à moi pour développement de ma boite. Au delà des exemples qu’on peut voir dans la presse, dans notre entourage, je me rends compte que chacun a des un chemin de développement qui lui est propre. Inutile de répliquer des stratégies d’entreprises, j’essaie de trouver la voie qui correspond à mes qualités et mes limites pour développer mon entreprise.

Est-ce que justement tu te fais toi-même accompagner dans les choix stratégiques de ta boite ?

Oui, je me fais accompagner par un coach, qui est lui-même aux Satellites. Et j’ai des clients qui sont très bon pour discuter business !

Et à titre personnel, quelles sont tes passions ?

A titre personnel, je suis passionné par la philosophie sociale. Que ce soit dans l’économie, dans la politique, l’entreprise, je m’interroge sur les impacts que nos choix ont sur la société. Je tente d’avoir une vision du bien commun dans mon « agir », dans mon action personnelle. Mon grand défi c’est donc d’essayer d’appliquer cet idéal dans mon business.

Qu’as tu trouvé aux Satellites ?

J’ai trouvé des personnes ! Certaines de ces personnes sont devenues des amis, et certaines de ces personnes sont aussi des clients. Je suis arrivé aux Sats après avoir quitté un boulot confortable dans la finance, je voulais monter ma boite et surtout sortir de la maison. J’ai poussé la porte et j’ai découvert ce que le mot « communauté » voulait dire.

Quelle est ta relation avec Nice ?

Ma relation avec Nice est une relation amoureuse. Je suis Niçois d’adoption. Avec un père Breton et une mère provençale ayant toujours vécu à Nice, je me sens aujourd’hui complètement Niçois. J’adore cet endroit, cette lumière, cette culture. Et quand j’ai dû quitter mon poste de salarié et que je savais que je pouvais m’installer n’importe où en France, je n’ai pas réfléchi longtemps. J’aime d’ailleurs beaucoup la phrase de Nico (Nicolas Bergé, ndlr), qui souhaite « rendre Nice meilleur ». On rejoint encore l’idée d’avoir un impact social. J’aime l’idée de faire quelque chose pour Nice, et pour moi, ça passe entre autre par l’engagement associatif.

Est-ce que tu veux en dire plus sur ton association ?

Avec quelques amis, nous avons monté une école maternelle et primaire associative, sans but lucratif, complètement libre et indépendante. Elle accueille aujourd’hui 30 élèves. Exceptés les instituteurs, tout le personnel est bénévole, et les parents paient environ 3 ou 4 fois moins que dans d’autres écoles privées. Nous avons un objectif très ambitieux qui est de rendre les personnes libres et qu’elles puissent développer leur talent. On s’appuie sur une pédagogie de type Montessori. Et pour aller encore plus loin, à titre personnel, j’adorerais ouvrir le lycée et la faculté libre, et y travailler 50% de mon temps. Si vous voulez en savoir plus, l‘école s’appelle Cours Ste Rita, à Nice.

Interview réalisée par Mélodie Becquet, le 6 février 2018.

Elodie Larousse, Faire au mieux chaque jour

Elodie Larousse, Faire au mieux chaque jour

« Faire au mieux chaque jour »

Elodie Larousse est arrivée aux Satellites en 2013. Niçoise d’origine, elle revenait de Paris où elle a vécu dix ans. Elodie avait sa propre agence web, avec Nicolas Savin (aussi membre des Satellites), et travaillait déjà dans un espace de coworking parisien. Arrivée à Nice, elle ne pensait pas que le coworking pouvait y exister, mais elle est tombée sur les Satellites ! Elle l’a visité et l’a tout de suite adopté. Les Satellites l’a aidée à reprendre ses repères à Nice. Elodie aura une gratitude éternelle envers cet espace et envers Nicolas Bergé, son fondateur.

Quel est ton quotidien au travail ?

Après avoir travaillé plusieurs années dans le web, j’exerce maintenant un métier différent. Je travaille dans le domaine de la formation. Je renseigne les clients, mais je fais aussi de l’administratif et de la communication.  Quelque part, cela ressemble un petit peu avec ce que je faisais avec Nicolas, j’ai un rôle de back office, avant dans le web et maintenant dans la formation. Ça me plaît. Cela ajoute une dimension humaine que je n’avais pas dans le web car je rencontre des gens, je les aide. Je fais en sorte que leur avenir professionnel soit meilleur. Je me sens utile d’aider les personnes.

En rejoignant Les Satellites, que venais-tu y chercher ?

Je cherchais à retrouver mes repères à Nice, à me reconstruire ici. Je voulais aussi trouver cet état d’esprit que j’avais connu dans l’espace de coworking à Paris, un endroit où l’on partage des moments sympathiques avec les autres membres.

Qu’aimes-tu faire de ton temps libre ?

Le week-end je travaille sur un projet de livre en co-rédaction avec Raphaël Zamochnikoff (aussi membre des Satellites). Notre souhait est de proposer un ouvrage qui donne une interprétation sur la relation des héros de la saga Star Wars entre eux, et à La Force, cette énergie encore mystérieuse ! Nous souhaitons la transposer à notre réalité et l’interroger sur les thématiques de la physique ou encore Tao. Et si la Force existait vraiment ? Tous les fans de Star Wars veulent le savoir 🙂

Le week-end est donc le moment où je peux faire avancer le projet.

J’aime aussi aller au cinéma, lire.

Puis, dès que les beaux jours sont là, je fais des ballades, je vais à la mer. Je suis en admiration de cette région : on a la montagne, on a la mer. J’avais perdu le lien avec la nature quand j’étais à Paris.

Quelle est ton idole business ?

Je n’en ai pas !

Ton rêve ?

Mon rêve à court terme, c’est d’arriver à finaliser ce projet de livre sur La Force et de pouvoir intéresser une maison d’édition. Ce serait fantastique parce qu’on y met beaucoup de cœur.  On apprend des choses extras et on aimerait les partager, pour aider à porter beaucoup de positif, comment considérer la vie. Cela pourrait participer à améliorer la vie des gens, leur sentiment vis-à-vis d’eux, leur relation aux autres.

Ton mantra ?

Le mantra que j’ai toujours appliqué dans ma vie professionnelle, mais aussi dans la vie en général, c’est faire au mieux chaque jour. Cela m’auto-motive. Je ne pense pas à ce que qui peut m’arriver dans 6 mois ou dans un an. Par contre je sais que je veux améliorer certains paramètres de ma vie. Alors je me dis que si j’y participe chaque jour, je fais en sorte d’améliorer mes journées de travail, en donnant ce que je peux, en étant sincère, en étant concentrée, en faisant en sorte de répondre à toutes les sollicitations. Ainsi, si je fais tout cela au mieux chaque jour, forcément je vais améliorer ce qu’il se passe autour de moi, je vais aussi m’améliorer.

Interview réalisée par Valérie Galassi.

Vincent Steeg, « Be water my friend »

Vincent Steeg, « Be water my friend »

« Be water my friend »

 

Né d’un père alsacien et d’ une mère slovaque, Vincent a également vécu au Vénézuela (où il a rencontré son épouse). Il connaît le besoin de se retrouver soi-même en retrouvant des produits de sa propre culture. « Quand tu as vécu à l’étranger, tu connais les besoins et les manques du quotidien. Plus de la moitié des Européens ont une attente forte de produits de leur culture d’origine. Il y a beaucoup de besoins insatisfaits. Cela a été le moteur de la création de mon entreprise. »

 

Tu as créé Rootsalad, peux-tu nous en dire quelques mots ?

Rootsalad est une plateforme web de diffusion de produits, d’événements et d’information latino américaine en Europe. Elle met en contact les acteurs de la culture latino américaine en Europe, les organisateurs d’événements, les vendeurs et producteurs.

Quel est ton quotidien de travail ?

Je travaille un jour par semaine aux Satellites et quatre jours par semaine à la maison. Je gère tout dans l’entreprise. Mon quotidien est rythmé par les expéditions de produits, toutes les deux semaines.

 

En rejoignant Les Satellites, que viens-tu y chercher ?

Je suis arrivé aux Satellites grâce à Lydie Elias, en 2013. Dans les premiers locaux des Satellites, quelqu’un avait fait une formation sur les marketplaces, ce qui m’intéressait pour mon projet.

Je suis devenu membre à la rue du Congrès. À l’époque, je travaillais encore pour Hewlett Packard, à distance. J’avais besoin de rencontrer du monde et d’être dans un milieu entrepreneurial, avec des profils différents de ma culture d’entreprise assez uniforme. Aux Sats c’est très riche, tout le monde travaille dans des domaines très différents, et pour mon projet d’entreprise il me fallait des compétences de tout types. On discute beaucoup et ça apporte beaucoup pour nos projets personnels. C’est comme ça que j’ai rencontré Nathanaël Martel avec qui je travaille aujourd’hui.

 

Qu’aimes-tu faire les weekends ?

Le weekend, j’aime m’occuper de ma famille, j’ai deux enfants de 15 et 10 ans. Je souhaite protéger notre équilibre familial. Mon hobby, c’est mon métier. Je n’ai pas le luxe d’en avoir d’autres pour le moment, même si j’aurais aimé faire de la photo et de la cuisine.

 

Quelle est ton idole business ? (ou ton personnage d’inspiration ?)

Le concept d’idole me paraît malsain. Je préfère m’enrichir de plein de personnalités différentes. Il y a beaucoup de gens qui m’inspirent ou que j’admire, mais pas d’idole.

 

Ton rêve ?

Que mon entreprise marche ! Ça n’arrête pas de progresser. Il faut s’adapter et ne pas dépendre de capitaux extérieurs. Si le projet veut garder une âme, il faut que ce soit les utilisateurs qui indiquent les directions à prendre.

 

Ton Mantra ?

« Au boulot ! ». J’aime mon travail car j’aime la diversité de mes tâches dans mon entreprise. J’aime faire les photos produits, faire des ventes, etc. Mon mantra serait plus sérieusement : « cross the chasm », traverse le gouffre. Le premier fossé à franchir quand on entreprend est souvent un gouffre.

Interview réalisée par Virginie Tumorticchi.

Susan Wilkinson, « Je crois en l’altruisme »

« Je crois en l’altruisme. »

 

La pratique des cours d’anglais n’a plus de secret pour elle ! Sue a parcouru plusieurs villes d’Europe et des Etats-Unis et enseigne la langue de Shakespeare à des entreprises et des particuliers depuis l’âge de 17 ans. Depuis 2003, elle a choisi le sud de la France pour installer son nouveau centre de formation « Alliance Internationale », elle nous raconte son chemin professionnel.

Quel est ton quotidien de travail ?

Il est très lourd car je porte plein de choses sur mon dos (rires). Depuis 2003 je dirige une école de langues à Nice, Alliance Internationale, grâce à laquelle nous proposons des cours d’anglais, d’italien, d’espagnol, de chinois, entre autres, principalement en entreprise. Moi et Gianmaria nous travaillons aussi auprès des particuliers, dans ce cas les cours se déroulent aux Satellites. Ce sont des étudiants, des professionnels et même des retraités. Nous sommes une école à taille humaine, tout est fait sur-mesure pour le client.

En parallèle des cours de langues, nous avons un service de traductions. Nos clients fidèles font appel à nous régulièrement.

 

En rejoignant les Satellites qu’es-tu venu chercher ?

J’étais professeur d’université à Warwick, à Bordeaux, à Nice, à Boston et puis à Bruxelles. Un jour j’ai eu l’opportunité d’acheter une école de langues à Bruxelles qui marchait vraiment bien. Puis la vie évolue, et j’ai revendu l’école. Je suis revenue à ma maison située dans l’arrière-pays niçois, et j’ai commencé une nouvelle vie à Nice. A mon arrivée, je me suis installée dans des bureaux où les formations avaient lieu, mais avec le temps les formations se déroulaient de plus en plus en entreprise. Ainsi je n’ai plus eu besoin des bureaux et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai rejoint Les Satellites. Il y a des personnes de mon réseau, des anciens membres des Satellites, qui m’ont invité à rejoindre la communauté, et puis j’ai rapidement trouvé de la sympathie. Malheureusement j’ai peu de temps pour profiter de tous les évènements ! J’ai quand même réalisé des traductions pour plusieurs membres, donné des cours à d’autres, assisté à quelques évènements très sympathiques et gouté au thé de Sabine (rires).

 

Qu’aimes-tu faire le week-end ?

J’aime être chez moi à la campagne car je suis souvent en déplacement la semaine. Je reçois des amis, on fait de la rando, en automne j’aime faire la cueillette aux champignons, je pratique le yoga et j’adore lire ! Je suis professeur de littérature anglo-saxonne et française. Je lis de tout, les classiques, des biographies, jusqu’aux romans noirs. On s’échange des livres avec des amis et finalement j’achète de moins en moins de livres. Ma bibliothèque déborde déjà ! En plus, comme j’avais beaucoup voyagé dans une autre vie – quand j’étais professeur d’université – j’ai repris le « travel bug » et je prépare mes prochains voyages.

 

Quel est ton idole business ?

Comme beaucoup de gens j’admire Steve Jobs et Bill Gates pour leurs sens des affaires, mais c’est tout. Celui que j’admire le plus c’est Stelios, le fondateur d’Easy Jet. Il aide beaucoup de gens moins fortunés que lui, en Grèce notamment puisque c’est son pays d’origine. Il donne aussi des bourses aux étudiants de la prestigieuse école de commerce, the London School of Economics. C’est un homme d’affaires mais il donne beaucoup aux autres.

 

Ton rêve ?

Mon rêve c’est que notre fils soit toujours heureux, qu’il s’épanouisse dans la vie !

 

Ton mantra ?

Un mantra a des associations trop spirituelles pour moi. Mais je crois en l’altruisme.

Arnaud Pottier-Rossi, Einstein disait « On n’est intelligent qu’à plusieurs »

Arnaud Pottier-Rossi, Einstein disait « On n’est intelligent qu’à plusieurs »

Einstein disait « On n’est intelligent qu’à plusieurs ».

 

Arnaud a découvert il y a 3 ans tous les métiers de la facilitation, de l’innovation et de la créativité. Il en a appliqué très vite les méthodes dans son agence de communication, avec enthousiasme et passion, et aujourd’hui il n’y a pas une seule chose qui ne soit décidée par l’ensemble des membres de son agence. Tout le monde devient acteur. Il vit au quotidien la richesse du groupe.

Quel est ton quotidien de travail ?

Je travaille à Paris 3 jours par semaine et dans la région niçoise le reste du temps. Je profite du dynamisme de Paris et de la qualité de vie ici.

À Paris je me lève tôt pour arriver au bureau très tôt et travailler avec une bonne énergie matinale, une bonne concentration. Ensuite j’alterne rendez-vous, conférences et rassemblements professionnels.

Quand je suis à Nice, j’accompagne mes enfants à l’école et je vais les récupérer le soir. Cela conditionne ma journée de travail.

Je travaille essentiellement pour des entreprises, de la start-up au très grand groupe. On ne cherche pas à se spécialiser car on veut garder une certaine fraîcheur, ne pas fonctionner par réflexes. On travaille avec l’ensemble des outils de communication : films, digital, affichage, stand. On collabore avec des professionnels de toutes ces technologies. Nous nous définissons comme des agrégateurs de talents, des chefs d’orchestre !

Cela nous oblige à rester curieux, ouverts aux nouvelles collaborations, agrandir le cercle de la famille.

En rejoignant les Satellites que viens-tu y chercher ?

Dès que j’ai une grosse période de travail à Nice je viens aux Satellites. J’y suis depuis la création. Je suis venu chercher un lieu où travailler dans une ambiance différente de ma solitude d’entrepreneur indépendant à la maison. J’y suis venu également pour créer du lien avec une communauté niçoise et si possible trouver des compétences locales avec qui travailler. C’était la première fois que je fréquentais un tel espace. J’ai attrapé le virus. Maintenant, quand je suis en déplacement, je cherche toujours un espace de coworking pour travailler.

J’ai fait travailler deux membres des Satellites. Il y a certaines personnes avec qui je fais des activités en dehors. J’ ai trouvé aux Satellites tout ce que j’étais venu chercher.

Qu’aimes-tu faire les weekend ?

J’aime passer du temps avec mes enfants. Je fais beaucoup de snowboard l’hiver et beaucoup de kite-surf l’été !

Quel est ton idole business ? (ou ton personnage d’inspiration ?)

Je n’ai pas une idole, c’est plus diffus. Je préfère les pensées à l’incarnation. J’essaie de comprendre les tendances, ce qui va nous arriver. Je n’ai jamais eu de dogme ou idolâtrie pour Steve Jobs par exemple. Je suis plutôt à contre-courant et j’aime me nourrir de plusieurs courants de pensée.

Par exemple j’adhère à la pensée du Golden Circle, travailler sur le sens. J’adhère aux idées du bouddhisme, à la bienveillance. Dans les entreprises, je préfère parler de richesse humaine que de ressources humaines.

Ton rêve ?

Que mes enfants soient heureux et si possible que je sois heureux avec eux !

Professionnellement, j’espère grandir et embarquer encore plus de personnes dans la philosophie de l’agence. J’aimerais réussir à changer le fonctionnement de l’éco-système également, casser la position pyramidale, la supériorité des « sachants » au profit de la richesse de la co-construction.

Ton Mantra ?

Je n’ai pas de mantra, mais une philosophie. Einstein disait « On n’est intelligent qu’à plusieurs ».

La richesse est faite de l’assemblage de l’ensemble des idées et non pas uniquement des idées des sachants, de ceux qui sont en haut de la pyramide. Faire résoudre un problème par un groupe. Par exemple pour concevoir un produit, la richesse viendra autant de l’ingénieur que de la femme de ménage ou du comptable.

Jérémy Pekmez, « J’aime tout ce qui dépasse les projets individuels et qui est fait en commun »

Jérémy Pekmez, « J’aime tout ce qui dépasse les projets individuels et qui est fait en commun »

Jérémy Pekmez : « J’aime tout ce qui dépasse les projets individuels et qui est fait en commun »

 

Jérémy traverse ses différents projets avec une vision généreuse et humaniste : faire le bien autour de soi. Education avec Albert, protection de la vie privée avec Tunnel Bear et enseignement avec CampusID, la vie de Jérémy s’articule en envies, priorités et philosophie.

Quel est ton quotidien de travail ?

J’ai plusieurs métiers. Ma semaine est coupée en trois. Un tiers avec Albert, mon projet créé avec Rodrigue Hajjar, dont le but est de donner aux enseignants des écoles primaires un outil pour créer du contenu pédagogique numérique (cours, quizz, vidéo, etc.) afin que les élèves puissent travailler à partir de n’importe quel appareil (smartphone, tablette, ordi, etc.) s’exercer, réviser à l’école ou à la maison. Côté enseignant, celui-ci suit l’évolution et les progrès de l’élève afin de mieux adapter les contenus et créer de la personnalisation pédagogique. Autre tiers avec Tunnel Bear, dont j’ai en charge la partie Windows et qui permet de naviguer de façon privée sur Internet et de protéger sa vie privée. D’actualité donc. Dernier tiers enfin où j’enseigne le développement informatique à CampusID / Ecole des Mines, principalement le « .net », de bac +2 à bac +5. Ces trois tiers font un tout que j’aime vraiment. J’aime plus que tout Albert : c’est mon projet créé avec Rodrigue. Tunneal Bear est une super boîte que j’ai vu grandir, c’est passionnant et très important puisque l’intérêt de défendre la vie privée a aujourd’hui un sens sur Internet. Enfin, pour les cours, j’aime tout simplement transmettre ce que je sais. C’est ce que je dis en début d’année à mes étudiants, en plus d’ajouter que ce que j’attendrais d’eux à la fin de l’année, c’est qu’ils soient meilleurs que moi : c’est le deal !

En rejoignant Les Satellites, que viens-tu y chercher ?

Avec Rodrigue, on était isolé, on cherchait des gens et puis surtout un lieu de rencontre car lui était à Nice, moi à Cannes. C’était plus pratique pour moi de me déplacer à Nice et de nous retrouver. Voilà ce qu’on est venu chercher au tout départ. J’ai trouvé un esprit communautaire particulier auquel je ne m’attendais pas. en Etant parmi les premiers membres, on ne savait pas, évidemment, ce qu’était le coworking. Alors on a rencontré du monde, des gens intéressants. Aujourd’hui, ce que j’aime aux Sats c’est aussi les projets comme Niellé, tout ce que dépasse les projets individuels et qui est fait en commun en faisant du bien autour de soi.

Qu’aimes-tu faire les weekends ?

En fait, il y a ce que je fais et puis il y a ce que j’aimerais faire. Aujourd’hui, j’ai une fille et mon temps lui est dédié. Je passe mon temps avec elle, j’aime la voir grandir, j’en suis très heureux. Mon temps libre se trouve là. Ma passion est la musique et je n’arrive pas à la caler dans mon emploi du temps. C’est frustrant mais je veux y arriver et partager cela avec ma fille. Je vais trouver un moyen.

Quelle est ton idole business (ou ton personnage d’inspiration) ?

Honnêtement, je n’ai pas d’idole. Je pourrai dire Steve Jobs mais ce serait trop facile. Bien sûr j’admire ce que les uns et les autres font mais je n’en ai pas car, au fond, je ne le connais pas Steve Jobs. Si je devais avoir des idoles, ce serait nécessairement des personnes que je connais, donc proches de moi. J’admire certaines qualités autour de moi, chez Audrey, ma femme, Thomas, mon meilleur ami, Rodrigue, etc. Ils ont une énergie débordante, n’ont pas froids aux yeux, sont directs, honnêtes et j’adore ça. J’aime qu’on se comporte ainsi.

Ton rêve ?

Là quand j’y pense, je pense à l’avenir et donc forcément à ma fille : continuer à passer du temps avec elle. Je veux la voir grandir, s’épanouir, lui faire découvrir des choses, etc. La musique est là aussi. Pour mes projets, je veux me dire que le temps passé à faire ce que j’ai fait a pu faire du bien à quelqu’un, que l’on réussisse ou pas d’ailleurs. Albert a pour but d’améliorer l’enseignement et de laisser moins d’enfants sur le côté. C’est ce pour quoi je travaille.

Ton mantra ?

Je n’en ai pas mais j’ai tout de même trouvé ceci : « Mieux vaut rater sa chance que de ne pas l’avoir tentée ». Et je pourrai en trouver des dizaines qui me définiraient. Après tout, nous sommes des êtres complexes et une seule phrase peut difficilement nous résumer.

Interview réalisée par Nicolas Bergé.

Stéphanie Bacelon, « Ce que j’aime beaucoup dans ma vie, c’est cette adaptation possible en permanence.”

Stéphanie Bacelon : « Ce que j’aime beaucoup dans ma vie, c’est cette adaptation possible en permanence.”

Quel est ton métier ?

Je dirige une école de langue chinoise et de promotion de la culture chinoise.

Tes compétences particulières dans ton métier ?

Je parle chinois. Je l’ai appris à la faculté des Lettres, il y a bien longtemps maintenant. Et je l’ai enseigné 11 ans dont 6 ans en tant que lectrice à la faculté des Lettres. Toutes ces compétences et expériences m’ont aidé à comprendre les professeurs dans leur façon de travailler. Et de développer l’enseignement et ce dont les gens ont besoin. Car moi aussi je l’ai apprise cette langue.

Tu diriges cette école. C’est quoi ton quotidien ?

Je partage mon activité entre deux structures. Tout d’abord Endofa, c’est la société de mon mari et c’est ce qui me fait vivre. Je développe pour eux le marché chinois. Lorsque des bateaux arrivent dans les zones où Endofa est présent, je les contacte pour leur proposer nos services. C’est ce qui me fait vivre.
L’autre partie de la journée, quand les Chinois vont se coucher avec le décalage horaire, je développe l’école, les activités culturelles.

Tu es mère de famille aussi. Tu arrives à profiter de tes week-ends ?

Oui mes weekends j’en profite ! J’ai réussi à lever le pied parce qu’avant j’enseignais à la fac en plus de la gestion de l’école, plus des cours particuliers, plus la société de Philippe. Donc cette année, cela a été de se recentrer et s’occuper de ma famille, les weekends et les soirs. Mais il arrive très régulièrement que les enfants dorment et que je bosse ensuite. Ce que j’aime beaucoup dans ma vie, c’est cette adaptation possible en permanence. Je peux finir mon travail à 16h, être avec mes enfants jusqu’à 21h et après reprendre mon boulot jusqu’à 23h – minuit. Cela m’arrive parfois aussi le weekend.

Pourquoi as-tu rejoint Les Satellites et qu’y cherchais-tu ?

Je cherchais à casser la solitude du prof qui corrige ses copies à la maison : ce n’était plus possible. D’autant que mon mari créait sa boîte donc les deux à travailler à la maison c’était compliqué. Et le rapport que j’avais avec mes élèves était différent de celui que l’on peut avoir avec des collègues, ne serait-ce que des gens avec qui l’on peut échanger professionnellement. Ma venue aux Satellites c’est cela au départ, casser l’enfermement, j’avais l’impression d’être malade de travailler chez moi. Les Satellites ça a été une révélation. Il y a plein de gens qui sont dans cette démarche-là, de ne pas avoir de collègues ou de chefs autour d’eux. Ce sont des gens très équilibrés, qui aiment se rejoindre, ça a été vraiment un propulseur de les rencontrer.

Tu as une idole business, un personnage qui t’a inspiré ?

J’ai des professeurs qui m’ont inspiré durant mon parcours. Des modèles, je prendrai bien volontiers Nicolas Bergé des Satellites. Lui, je me disais il est complètement barré, trop rêveur, trop idéaliste. Et je me suis rendu compte que l’on pouvait être rêveur et idéaliste et monter un modèle rentable ou du moins duquel on vit. Et c’est ce vers quoi je tends !

Ton rêve à toi ça serait quoi ?

J’aimerais réussir à vivre de ce que je fais. Le matin, je me lève, je ne vois pas passer la journée. Là c’est encore un peu compliqué de se partager en deux. Mais j’aimerais faire à fond ce que je veux et ce que j’aime et réussir à en vivre. C’est pourquoi, je pense à transformer mon association en entreprise et développer mon activité auprès des Chinois pour promouvoir la culture française.

T’as un mantra ?

Faire au mieux de ses capacités, chaque jour. Je me mettais beaucoup de pression pour être au top tous les jours et c’était l’enfer. Et aussi tout est relatif, ne pas se comparer aux autres, chacun a son histoire, ses facilités ou ses difficultés dont on n’a pas forcément conscience.

Interview réalisée par Nathalie Orvoën.

Henri Belhassen, « à nous de lui tendre la main »

Henri Belhassen, « à nous de lui tendre la main »

Connu pour sa culture photographique et artistique, Henri redonne à la photographie ses lettres de noblesse. De Nice à Los Angeles, ses clichés entrevoient le monde d’aujourd’hui tel qu’il aurait toujours dû être : vivant.

Quel est ton quotidien de travail ?

Je suis photographe. 50% de mon temps est pris par la photographie d’événements pour des pros ou des particuliers. L’autre 50% de mon temps est pris par de la photographie d’art de voitures et de motos. Et encore 50% – car je suis à 150% ! – de post-production. Si je ne suis pas sur le terrain à photographier, je suis ici aux Sats pour de la post-production, c’est-à-dire du Photoshop, de l’Illustrator, de la retouche, de la mise-en-page, de la conception et de l’impression de books, livres, albums et catalogues. Les clients me trouvent par bouche-à-oreille. Une fois le devis commandé, nous nous donnons rendez-vous chez eux – chez eux par exemple pour des photos de famille ou de naissance – ou sur le lieu de l’événement. Le temps du shooting, il m’arrive de le passer en équipe, souvent avec Thomas et Olivier, tout deux membres des Sats et d’excellents photographes. J’ai un petit laboratoire avec moi qui me permet d’imprimer les photos sur place lors de certains événements (mariages, communions, etc.). Puis je traite les photos, revois mon client pour visionner, choisir les bonnes photos ensemble et valider le book, l’album ou le catalogue. Puis j’imprime. Aujourd’hui, la photographie s’est extrêmement démocratisée. La grande révolution fut pour moi l’appareil jetable. Puis est venu n’importe quel smartphone avec un appareil photo, ce qui a rendu la photographie accessible pour tous, gratuite, sans contenu. Tout est pris en photo et publié. Evidemment je parle de dévalorisation de la photographie par sa démocratisation. C’est de mon métier dont je parle donc je tire mon épingle du jeu avec des photos hors-format ou très professionnelles, que personne ne peut faire car très nichées. Par exemple, les photos de voitures et de motos, car je travaille avec des collectionneurs et des passionnés qui ont beaucoup de choses à raconter sur ce qu’ils possèdent. Le contenu est une niche et j’ai le produit qui fait rêver. Los Angeles est ma nouvelle frontière, par ailleurs. Je participe à redonner de la valeur à la photographie, même si c’est difficile.

En rejoignant Les Satellites, que viens-tu y chercher ?

J’ai été très mal introduit aux Sats puisqu’on m’avait dit qu’il s’agissait de bureaux à louer. Je n’ai donc pas compris immédiatement ce que c’était, ni quel était l’intérêt. Puis j’ai très vite saisis le b.a. ba du coworking, sa force et la puissance du travailler ensemble. J’en oublie même aujourd’hui comment je travaillais avant, comment c’était pour trouver des partenaires, des freelances, des fournisseurs et des clients. Quand tu es seul chez toi, tu rames, et souvent sur des détails. Aujourd’hui, j’ai la moindre réponse à mes questions en 5 minutes, et quand je ne l’ai pas, c’est que quelque chose ne va pas. Ah oui, je ne suis pas aux Satellites…! Je suis à l’écoute de tout ce qu’il se passe aux Sats car cette connexion est quasi-obligatoire. J’aime écouter, c’est ce que je viens chercher aux Sats. Que l’on m’écoute aussi, bien entendu. Je me mets toujours à la place des nouveaux membres qui arrivent et je me dis : qu’est-il en train de vivre ? comment est-il arrivé là ? Je les accueille ainsi et suis curieux de leur manière de travailler afin de voir si je peux arriver à les aider et participer à leur ouvrir leur horizon. Si un nouveau membre est là, c’est parce qu’il cherche de l’aide, un autre moyen de travailler : à nous de lui tendre la main. Les Sats est riche et si varié. Je ne sais combien de métiers il y a ici. Et toujours, c’est le même discours : ils veulent partir de chez eux. Bien sûr, c’est chronophage, il ne s’agit pas de discuter avec tout le monde tous les jours. Mais c’est utile.

Qu’aimes-tu faire les weekends ?

De mes temps libres, ce que j’aime faire – à part être avec ma femme et mes enfants à la maison – c’est le bricolage. J’aime bricoler. Je créé des lampes donc je coupe, je soude, je ponce, je peins, je brosse. Quand j’ai le temps… Et j’aime le bénévolat. Je trouve une satisfaction dans le bénévolat qui est unique.

Quelle est ton idole business (ou ton personnage d’inspiration) ?

Je suis en admiration devant quelqu’un qui existe aujourd’hui, qui est un modèle pour moi : c’est Serge Bueno (https://www.heroesmotors.com). Il vit à Los Angeles, était à Paris avant. Il est doué, artiste quand il peint ou prend des photos. Ce que j’admire chez lui, c’est qu’il met tout et n’importe quel objet dans un écrin. L’objet valorisé est mis en scène, en abîme. Il y met de la réflexion et quasiment de l’anti-vente. Voilà une personne qui m’inspire beaucoup !

Ton rêve ?

J’ai que des rêves ! C’est ce qui me fait vivre. Mon premier rêve c’est me réveiller un jour et de voir mes enfants et ma femme heureux, loin de tout souci. J’aimerais qu’on arrive à supprimer cette liste de choses préoccupantes qui nous enlisent. Et j’ai plusieurs solutions pour cela. Je crois beaucoup en la méditation, au temps, au fait de se dire les choses.

Ton mantra ?

Théodore Herzl (1860-1904), journaliste et écrivain austro-hongrois, fondateur du sionisme : « Si vous le voulez, ce ne sera pas qu’un rêve. »

Interview réalisée par Nicolas Bergé.