Manuel Girault, « Il faut pratiquer, explorer et concevoir »

Manuel Girault, « Il faut pratiquer, explorer et concevoir »

« Il faut pratiquer, explorer et concevoir »

Haut pilier des Sats, Manu est féru de collectif. S’il n’est pas avec vous à prendre son goûter aux Sats, c’est qu’il conçoit le web, ou bien qu’il explore l’arrière-pays. Entrons quelque peu dans son univers…

Comment décrirais-tu ton métier ?

Mon métier de développeur web est beaucoup plus sociable et moins introverti qu’il n’y paraît. Comme beaucoup de développeurs freelances, mon quotidien est partagé entre écrire des lignes des code, rencontrer des clients et des collaborateurs. C’est beaucoup plus vivant et diversifié que lorsque j’étais en agence. Comme développeur web, je suis obligé de me focaliser sur une, deux, voire trois technologies. Le monde de l’informatique est tellement vaste que je ne serai pas compétent sur tout ce qui existe. Du coup, je me suis spécialisé sur WordPress, très connu maintenant, et qui représente 30% des sites du web selon les derniers chiffres. C’est la techno par laquelle il faut passer. Comme c’est gratuit, c’est la porte d’entrée de beaucoup de projets. Néanmoins, ce n’est pas une techno où un développeur web s’amuse : comme c’est très ouvert et très libre, les missions concernent le plus souvent des sites existants sur lesquels il y aura un travail d’ajustement, de correction et d’intégration (création du webdesign à partir de maquettes). Peu de choses sont développées de A-Z car il y a de grande chance que cela existe déjà.
Autres technos, donc, que j’utilise, sont des « framework » – socle dédié à un langage web permettant de « bootstrapper » un projet web -, l’un d’eux est Laravel (framework PHP) et me permet de faire des applications web sur mesure. Là c’est plus complexe et spécifique donc plus intéressant en terme de développement. Puis il y a React js (librairies javascript) – développé par Facebook – qui permet de développer des applications web beaucoup plus réactives en terme d’interaction avec l’utilisateur.
Si mon travail devait être concentré en une journée, cela commencerait par de la gestion de projet et l’organisation de mon temps de travail, puis cela serait suivi par une large part de programmation, et enfin par la relation clientèle, le réseautage et les relations avec les collaborateurs. Sur ce dernier point, j’ai créé un collectif, Com’ Vous & Nous (www.comvousetnous.com), que je trouve indispensable pour mon travail et l’approche globale des projets que je peux proposer.
Fondé avec Alexia, une ancienne membre des Sats partie à Shanghai, c ‘est une façon de travailler de plus en plus en vogue et qui répond au manque que peut rencontrer un freelance, à savoir le travail d’équipe. Nous sommes un collectif d’experts du web, donc, qui propose aux entreprises des solutions sur-mesures, modulables, et moins onéreuses que celles d’une agence web – parce qu’en agence, tous les postes sont à rentabiliser… Comme on est freelance, on est obligé de se remettre à niveau régulièrement pour se démarquer de la concurrence : c’est un avantage. Autre avantage, on noue des liens ensemble au sein du collectif. On est très loin, par conséquent, des plateformes de freelances où seules les compétences priment et l’implication dans le projet semble minime.
Mon premier client fut un cabinet para-médical : je connaissais l’un des praticiens. D’emblée, j’ai eu un rôle de chef de projet web et j’ai utilisé le collectif pour m’entourer d’une photographe, d’une vidéaste, etc. C’était déjà une approche globale. C’était un WordPress.

Qu’est-ce qui te fait progresser et t’inspire dans la vie ?

En web, tout est disponible, toutes les ressources sont accessibles et il est donc très facile de se former. Mais cette abondance d’informations peut nuire, ou nous faire perdre du temps. Parfois, même les articles sont orientés pour du pur référencement et perdent en objectivité. Pour moi, la principale source d’information sont les collègues, les membres de mon espace de coworking, toutes les personnes avec qui j’échange au quotidien. J’en suis venu à React js ainsi, par exemple. Je lis donc des forums, des newsletters. Puis il s’agit de s’y mettre, de mettre les mains dans le cambouis. Rares sont les situations qui se répètent en informatique, alors il faut pratiquer, explorer et concevoir. J’apprends donc tous les jours.

Sur quoi travailles-tu en ce moment ?

Actuellement, je travaille pour une société nommée Châteauform’ qui organise des événements dans des lieux d’exception. J’aide à faire évoluer leurs outils en interne. J’y suis entré pour la maintenance de leur site web, qui est un WordPress, puis très rapidement j’entends que cette problématique d’outils les préoccupe : d’où le projet qui suit de tout repenser. J’ ai proposé mes idées et mes services. C’est là que React js apparaît, pour la refonte des outils en interne, qui sont des outils d’administration des différents départements de la société. J’y ai de plus intégré mon collectif Com’ Vous & Nous. Le travail est conséquent, c’est du pur développement, par cycles : concevoir, répartir, développer, tester, corriger, etc. En principe, ce projet durera une année.

Qu’as-tu trouvé aux Sats ?

Depuis maintenant 3 ans, ma relation avec Les Sats a bien évolué. Ma vision des Sats et mon comportement en son sein ont évolué. Au début, c’était une bulle d’air, juste une journée dans la semaine que je trouvais géniale, j’y rencontrais des gens nouveaux, le cadre était superbe. Puis, peu à peu, ça s’est transformé en une composante fondamentale de mon quotidien. Je me suis rendu compte que ma productivité était moindre quand je n’étais pas aux Sats. Psychologiquement, je me suis découvert dépendant des Sats : il y a un besoin de diversité sociale que Les Sats apporte et dont je raffole. Surtout en tant que développeur… Ce qui fait le plus de bien, c’est la bienveillance. Au point d’être surpris par le monde « extérieur » parfois quand cette bienveillance-là disparaît… Tout ceci confirme mes choix d’être freelance et d’être membre des Sats. Je n’ai pas fait d’autres espaces de coworking mais les échos que j’en ai confirme ma présence ici. La création des liens n’est pas bornée à l’espace. Tant mieux. Les autres membres ne font pas partie du décors. J’y ai des amitiés qui dépassent les murs de cet espace.

Quelle est ta relation avec Nice ?

Je suis né à Menton et suis arrivé à Nice à 14 ans. C’était la grande ville. Depuis j’ai vu Paris… Nice c’est mon foyer et c’est la ville d’où j’ai envie de partir. Peut-être en ai-je fait le tour. Pour autant, j’ai beaucoup de mal à m’en séparer. Nice et la Côte correspondent à mon mode de vie, j’y ai mes attaches. J’adore cette facilité d’accès à la nature, j’adore prendre mon vélo pour travailler, aller voir mes amis, me rendre en ville, etc. C’est pratique. Je veux néanmoins en sortir car sa taille grandit trop : trop gros, trop pollué, parfois trop sale. Je découvre pourtant encore des quartiers fabuleux comme Nice Nord. Ayant passé mon adolescence à Saint-Roch, je regrette parfois de n’avoir pas mieux connu ce coin-là. Nice est un peu la colocation qu’on n’arrive pas à quitter : certains choses t’excèdent, tu l’adores et au fond de toi tu sais que tu dois en sortir.

Gabriel Molino, « Aujourd’hui, je n’ai plus peur d’essayer »

« Aujourd’hui, je n’ai plus peur d’essayer, et c’est grâce à mon passé dans l’armée » 

Grand et costaud, Gabriel ne décroche jamais son sourire. Après 10 années passées dans l’armée, il décide de se reconvertir dans la vidéo et c’est un succès !

Comment décrirais-tu ton métier ?

Je fais plusieurs métiers, mais je suis principalement vidéaste. Je réalise, je filme, je cadre et je monte. Mon métier c’est d’essayer de capter et retransmettre les émotions d’un moment, d’un événement de la manière la plus juste possible. J’ai la chance de travailler à la fois pour de grands groupes, comme Dior, mais aussi pour des petites boites. Avec ses dernières, j’ai évidemment beaucoup plus de liberté dans la réalisation, dans le scenario.

Comment es-tu devenu vidéaste ?

Avant d’en arriver là, j’ai passé 10 ans dans l’armée. J’ai voulu changer de voie, la sécurité n’était plus mon truc. J’aimais déjà beaucoup la photo à l’époque et un ami photographe m’a proposé de l’accompagner pour faire des vidéos. Je n’ai donc jamais fait de formation dans ce domaine, la plupart du temps je ne regrette pas, mais parfois je me dis que cela m’aurait peut-être permis d’approfondir certaines techniques.

Est-ce qu’il reste aujourd’hui quelque chose de ton passé dans l’armée ?

Oui, je pense. Probablement de la rigueur, mais surtout grâce à cela, je sais que je peux tout faire. Je n’ai pas peur de me lancer dans des projets qui me paraissent gigantesques. Si ça marche tant mieux, si cela ne marche pas ce n’est pas grave. Je n’ai plus peur d’essayer.

Qu’est-ce qui te passionne en ce moment ?

En ce moment, je cherche à acheter un appartement à Nice, ce qui me prend beaucoup de temps. Mais dans mon temps libre, je reste connecté au monde de la photo, de la vidéo. J’utilise souvent Instagram pour m’inspirer, il y a beaucoup de photographes qui font un travail magnifique avec des effets visuels très créatifs.
Si cela vous intéresse, je vous recommande par exemple le travail du vidéaste Stéphane Couchoud, qui s’est surtout fait connaître en faisant le slow motion extreme. Il y a aussi Romain Sarret qui a aussi un groupe sur Facebook d’entraide en photo et vidéo.

Te souviens-tu comment tu as trouvé tes premiers clients en tant que freelance ?

Oui, justement grâce à mon ami photographe qui m’a fait travailler sur ses projets, puis qui m’a recommandé. Après, mes autres gros clients je les ai obtenu grâce à mon référencement Google. Lorsque j’ai créé mon propre site web sur wordpress, j’ai beaucoup travaillé le SEO, et je sais qu’aujourd’hui c’est essentiel dans mon business, très concurrentiel.

Qu’as-tu trouvé aux Satellites ?

J’ai trouvé une communauté très forte. J’étais avant dans un autre espace de coworking à St Raphaël où cet esprit communautaire était totalement absent. Ce que j’aime aux Sats, c’est tout ce que la communauté peut proposer comme activité en dehors de l’espace. Je viens d’arriver sur Nice, je ne connais pas encore beaucoup de monde donc c’est très sympa de se sentir accueilli.

Quelle est ta relation avec la ville de Nice ?

Cette ville m’a toujours attiré, j’avais eu l’occasion de la visiter en tant que touriste (je viens de Paris). Et je suis heureux d’y vivre maintenant, rares sont les villes à taille humaine aussi jolie, au bord de la mer et proche des montagnes. J’ai maintenant envie d’y rester et de m’y installer pour de bon.

Interview réalisée par Mélodie Becquet

Mirela Demian, ”Quoi que vous fassiez, donnez toujours tout ce que vous avez. Sauf si vous faites un don de sang”

Quoi que vous fassiez, donnez toujours tout ce que vous avez. Sauf si vous faites un don de sang

(Bill Muray)

Discrète à l’humour aussi fin que son sourire, Mirela est une force tranquille ! Originaire de Roumanie et amoureuse de la France, elle a atterri dans le monde du Marketing au fil des opportunités de la vie, après des études en langues étrangères et un diplôme d’interprète.  Sa spécialité aujourd’hui c’est l’écrit et sa source d’inspiration, les rencontres humaines ! Ce n’est pas un hasard si elle a poussé la porte des Satellites !
Son métier : Content marketeur (marketing de contenu) et spécialiste de l’édition et la commercialisation de e-book  (ebookattitude.com).

Comment décrirais-tu ton métier ?

Le content marketing c’est une composante essentielle aujourd’hui pour quelqu’un qui veut avoir une présence sur le web, quelque soit le secteur d’activités. Tu construis une entreprise sur le web, tu la renforces sur le web, tu peux faire redémarrer une activité sur le web, booster des ventes. C’est un outil incontournable et le contenu est devenu le cheval de bataille depuis quelques années. C’est l’évolution la plus récente du marketing et de nos modes de vie en général. Tous les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants et pour se démarquer dans ce monde là il faut être capable de produire et publier du contenu de qualité. Ca peut être des articles pour un blog, du contenu sur les réseaux sociaux, des campagnes publicitaires ou ventes de produits, des pages de présentation d’identité d’une entreprise ou de présentation de produits  mais aussi des  images et des vidéos.

Ma spécialité c’est l’écrit. C’est un métier très évolutif, il faut être constamment à l’affut des évolutions technologiques. Par  exemple dès que google fait un nouvel algorithme il faut être au courant pour voir ce que ça implique.

C’est un métier très dynamique. On pourrait croire que c’est un métier solitaire mais l’isolement est le plus gros piège ! Il faut aller vers les autres sinon tu te confortes dans des idées qui peuvent être fausses, tu peux prendre des mauvais chemins.

Moi j’ai besoin de consulter d’autres copy writers, d’autres marketeurs. Il est important de savoir ce que les autres font, il faut se nourrir des avis et des autres. C’est  un métier très créatif. La créativité pour moi ne  tombe pas du ciel. C’est la somme du brassage d’info et de toutes les ressources que tu consultes.

Qu’est-ce qui te fait progresser et t’inspire dans la vie ?

Le contact avec les autres, les success story, le voyage, la différence en général, la musique et le développement personnel. C’est enrichissant. Les success stories sont une forme de motivation. Ca redonne espoir dans des moments où t’es au plus bas, ça peut donner des idées. J’adore les self made men!! Il y a plein de gens qui sont partis de rien, comme  Thierry Marx par exemple. Il a grandi dans une cité en banlieue parisienne et il a eu une enfance plutôt difficile. Ca ne l’a pas empêché de connaitre une réussite exceptionnelle et d’être aujourd’hui une célébrité, qui inspire énormément de jeunes. 

Qu’est-ce qui te passionne le plus en ce moment ?

Ce qui m’intéresse beaucoup c’est l’évolution du ebook et ses modes de consommation. Sa propagation de plus en plus évidente qui correspond à un changement de mentalité. J’adore les livres en papier mais j’aime beaucoup l’ebook car ça correspond à notre mode de vie aujourd’hui. C’est une évolution quasiment obligée, pour l’écologie et parce qu’on l’achète plus facilement, on l’a tout de suite (sur sa liseuse en 30 secondes), on peut le transporter plus facilement. Ca correspond à l’ère numérique. A notre mode de vie actuel. C’est intéressant de voir à quel point ça évolue rapidement et comment ça provoque un changement dans la mentalité des gens.  Et il y a tout un tas d’évolution à suivre. Par exemple  sur Amazon : comment  sont commercialisés les e books, comment ça évolue. Comme cela s’est passé pour les réseaux sociaux avec les Community Manager, dans quelques temps on aura des experts en commercialisation de e book sur Amazon (Création de page auteur, campagne , positionnement dans Amazon, algorithme, moteur de recherche de mots clés…des tas d’outils payants et gratuits peu connus du grand public). C’est ce qui me permet de vendre mes ebooks et de répondre à des sollicitations d’auteurs qui veulent me confier la publication de livres sur Amazon.

Qu’as-tu trouvé aux Sats ?

Je suis venue chercher de l’interaction sociale parce que je me sentais trop isolée. Je ne cherchais pas un espace de travail mais une interaction, le contact humain. J’ai trouvé beaucoup plus que cela. De l’échange, de la bienveillance, de la compréhension, de la créativité, des idées, plein de choses. Et des amis bien sûr !

Quelle est ta relation avec Nice ?

J’aime bien Nice. Je suis très grande ville donc ça me correspond assez bien. J’aime ce côté urbain, fourmillement des gens tout le temps, le trottoir bondé de touristes, la couleur, le soleil. La qualité de vie est exceptionnelle. La plage et la montagne dans la même journée c’est exceptionnel!

Interview réalisée par Virginie Tumorticchi

Dominique Arnaud, « J’ai trouvé de la bienveillance, de l’écoute, des conseils »

Dominique Arnaud, « J’ai trouvé de la bienveillance, de l’écoute, des conseils »

Dominique explore la vie d’artiste avec joie et passion.

Peintre et créatrice textile, elle est maintenant de retour à Paris mais a choisi de garder un pied un Nice en restant membre des Satellites.

Comment décrirais-tu ton métier ?

J’utiliserais trois mots : passion, jeux et challenge. Je suis peintre et créatrice textile. Mon travail de peintre gravite autour de l’humain, qui me fascine. J’ai créé la marque fée en France pour mes créations textiles, qui sont souvent des déclinaisons de mes tableaux. Je travaille sur des cotons bio que je fais imprimer en France. Je vends mes créations sur mon site et sur une boutique Esty, qui m’a d’ailleurs été conseillée par des membres des Sats.

Qu’est-ce qui t’inspire dans la vie ?

Le mantra que je préfère est « croire en son rêve ».
Je pense que si on a un rêve et que l’on y croit, on peut se donner les moyens de le réaliser. Evidemment, cela demande beaucoup de travail, notamment dans le milieu créatif. Si tu n’as rien à montrer ou à partager, ça reste dans ta tête. Il faut produire. Ce mantra m’aide beaucoup car à une époque, n’ayant pas fait de formation artistique, je ne me sentais pas légitime pour être peintre. Mais dès que j’ai reçu des retours positifs sur mon travail, mes doutes s’en sont allés.

As-tu toujours rêvé d’être peintre ? 

Oui, toujours. Je me souviens à Paris, lorsque je me promenais sur les quais, j’aimais entrer dans les boutiques de fournitures Beaux Arts, et respirer les odeurs d’huile ou de térébenthine. J’enviais ces peintres qui entraient et qui utilisaient des termes savants. Je savais que c’était cela que je voulais être.

En ce moment, qu’est-ce qui te passionne ?

En fait, tout me passionne. J’adore explorer. Mon travail de peintre évolue. Des idées mûrissent. Pour Fée en France , j’ai commencé par exemple à broder des touts petits visages, qui seront peut-être destinés à être cousu sur une poche de chemise ou sur un sac. En ce moment, je prépare les prochaines expos qui auront lieu au printemps, je produis des nouvelles toiles et créations textiles.

Tu es membre depuis 2014, qu’as tu trouvé aux Sats ? 

J’ai trouvé de la bienveillance, de l’écoute, des conseils. Il y a une formidable énergie aux Satellites et j’ai trouvé un lieu et des personnes avec qui je partage les mêmes valeurs. Je n’oublierai pas ma séance d’Agitateurs : j’étais perdue, cette séance m’a remis sur les rails, j’en suis sortie plus forte. Je n’avais plus confiance en mon travail et les membres des Sats ont su me remotiver et m’ont donné d’excellents conseils. Ce que j’aime aux Sats c’est que la communauté est composée de personnes qui sont tous actifs et experts en un domaine. J’ai aussi appris énormément sur les outils que chacun utilise, dont je me sers aujourd’hui dans mon travail.

Tu as quitté Nice depuis quelques mois, quel rapport tu as maintenant avec cette ville ? 

Je n’ai pas de lien particulier avec la ville mais j’en ai beaucoup avec les personnes. Et cela passe notamment par le fait de conserver mon abonnement aux Satellites malgré la distance. Lors de mon départ, je tenais beaucoup à rester membre, pour suivre l’actualité, pour me sentir toujours présente, pour garder un lien. J’ai d’ailleurs adoré revenir pour la soirée des 6 ans au bowling. Mais ma relation avec Nice n’est pas aussi forte que celle que j’ai avec Paris. La ville ne me manque pas particulièrement, même si je sais que l’été Niçois, les ballades en nature ou sur la plage, étaient ce que je préférais.

Sa boutique Etsy : https://www.etsy.com/fr/shop/feeenFrance

Son site : www.feeenfrance.net

Interview réalisée par Mélodie Becquet, le 13 février 2018.

Quentin Guézénec, Mon défi est d’avoir une vision du bien commun dans mon business.

« Mon défi est d’avoir une vision du bien commun dans mon business »

Membre des Satellites depuis 2014, Quentin a créé Prominis pour accompagner les dirigeants dans leurs stratégies financières et sociales. Aussi bien dans sa vie personnelle que dans son quotidien de chef d’entreprise, il s’interroge sans cesse sur l’utilité sociale de ses choix.

Comment décrirais-tu ton métier ?

Le titre de mon métier est « Conseiller financier aux dirigeants d’entreprises ». Dans l’intention, mon métier consiste à rencontrer les dirigeants d’entreprise et à centrer leur réflexion, pas seulement sur le profit, mais surtout sur les personnes de la boite. On essaie de se demander comment l’entreprise agit dans la vie des personnes qui la composent, par la rémunération d’une part et par la protection sociale d’autre part. Pour moi, l’activité principale d’une entreprise n’est pas la production d’un produit ou d’un service, c’est avant tout les personnes. Et cela va au-delà du dirigeant et de ses salariés, c’est toute la communauté de personnes qui gravite autour de l’entreprise qui est importante (collaborateurs, familles, etc.)

As-tu remarqué dans ton métier, que les dirigeants d’entreprise d’aujourd’hui se sentent davantage concernés par les personnes ?

Oui tout à fait. Mes clients en l’occurrence, qui ont souvent entre 30 et 40 ans, sont pour la plupart déjà convertis à ce discours. Et on le voit très bien aux Satellites : c’est vraiment l’endroit qui incarne cette culture et où tu croises des personnes qui sont intéressées par l’humain. Oui, je ressens aussi bien dans mon métier que dans un lieu comme ici que l’argent ne suffit plus, réussir en écrasant le copain n’est plus la bonne recette. On préfère être auto-entrepreneur à 30,000€ par an que esclave dans un bureau d’une tour de La Défense, avec 5 chefs au-dessus et un plus beau salaire.

Qu’est-ce qui te fait progresser et qui t’inspire dans la vie ?

En ce moment, ce qui me fait progresser, ce sont mes clients. Je suis dirigeant d’entreprise, tout comme eux, et ils m’inspirent dans la façon dont ils mènent leur barque, dans les choix qu’ils font. La seconde chose qui me fait progresser c’est aussi mes enfants et surtout ma femme. Elle a une grande qualité pour développer les différentes formes d’intelligence de mes enfants, par son écoute, sa bienveillance. Et je l’admire beaucoup pour cela.

En ce moment, qu’est-ce qui te passionne ?

En ce moment, à titre professionnel, ce qui m’intéresse et m’excite beaucoup ce sont les voies qui s’ouvrent à moi pour développement de ma boite. Au delà des exemples qu’on peut voir dans la presse, dans notre entourage, je me rends compte que chacun a des un chemin de développement qui lui est propre. Inutile de répliquer des stratégies d’entreprises, j’essaie de trouver la voie qui correspond à mes qualités et mes limites pour développer mon entreprise.

Est-ce que justement tu te fais toi-même accompagner dans les choix stratégiques de ta boite ?

Oui, je me fais accompagner par un coach, qui est lui-même aux Satellites. Et j’ai des clients qui sont très bon pour discuter business !

Et à titre personnel, quelles sont tes passions ?

A titre personnel, je suis passionné par la philosophie sociale. Que ce soit dans l’économie, dans la politique, l’entreprise, je m’interroge sur les impacts que nos choix ont sur la société. Je tente d’avoir une vision du bien commun dans mon « agir », dans mon action personnelle. Mon grand défi c’est donc d’essayer d’appliquer cet idéal dans mon business.

Qu’as tu trouvé aux Satellites ?

J’ai trouvé des personnes ! Certaines de ces personnes sont devenues des amis, et certaines de ces personnes sont aussi des clients. Je suis arrivé aux Sats après avoir quitté un boulot confortable dans la finance, je voulais monter ma boite et surtout sortir de la maison. J’ai poussé la porte et j’ai découvert ce que le mot « communauté » voulait dire.

Quelle est ta relation avec Nice ?

Ma relation avec Nice est une relation amoureuse. Je suis Niçois d’adoption. Avec un père Breton et une mère provençale ayant toujours vécu à Nice, je me sens aujourd’hui complètement Niçois. J’adore cet endroit, cette lumière, cette culture. Et quand j’ai dû quitter mon poste de salarié et que je savais que je pouvais m’installer n’importe où en France, je n’ai pas réfléchi longtemps. J’aime d’ailleurs beaucoup la phrase de Nico (Nicolas Bergé, ndlr), qui souhaite « rendre Nice meilleur ». On rejoint encore l’idée d’avoir un impact social. J’aime l’idée de faire quelque chose pour Nice, et pour moi, ça passe entre autre par l’engagement associatif.

Est-ce que tu veux en dire plus sur ton association ?

Avec quelques amis, nous avons monté une école maternelle et primaire associative, sans but lucratif, complètement libre et indépendante. Elle accueille aujourd’hui 30 élèves. Exceptés les instituteurs, tout le personnel est bénévole, et les parents paient environ 3 ou 4 fois moins que dans d’autres écoles privées. Nous avons un objectif très ambitieux qui est de rendre les personnes libres et qu’elles puissent développer leur talent. On s’appuie sur une pédagogie de type Montessori. Et pour aller encore plus loin, à titre personnel, j’adorerais ouvrir le lycée et la faculté libre, et y travailler 50% de mon temps. Si vous voulez en savoir plus, l‘école s’appelle Cours Ste Rita, à Nice.

Interview réalisée par Mélodie Becquet, le 6 février 2018.

Elodie Larousse, Faire au mieux chaque jour

Elodie Larousse, Faire au mieux chaque jour

« Faire au mieux chaque jour »

Elodie Larousse est arrivée aux Satellites en 2013. Niçoise d’origine, elle revenait de Paris où elle a vécu dix ans. Elodie avait sa propre agence web, avec Nicolas Savin (aussi membre des Satellites), et travaillait déjà dans un espace de coworking parisien. Arrivée à Nice, elle ne pensait pas que le coworking pouvait y exister, mais elle est tombée sur les Satellites ! Elle l’a visité et l’a tout de suite adopté. Les Satellites l’a aidée à reprendre ses repères à Nice. Elodie aura une gratitude éternelle envers cet espace et envers Nicolas Bergé, son fondateur.

Quel est ton quotidien au travail ?

Après avoir travaillé plusieurs années dans le web, j’exerce maintenant un métier différent. Je travaille dans le domaine de la formation. Je renseigne les clients, mais je fais aussi de l’administratif et de la communication.  Quelque part, cela ressemble un petit peu avec ce que je faisais avec Nicolas, j’ai un rôle de back office, avant dans le web et maintenant dans la formation. Ça me plaît. Cela ajoute une dimension humaine que je n’avais pas dans le web car je rencontre des gens, je les aide. Je fais en sorte que leur avenir professionnel soit meilleur. Je me sens utile d’aider les personnes.

En rejoignant Les Satellites, que venais-tu y chercher ?

Je cherchais à retrouver mes repères à Nice, à me reconstruire ici. Je voulais aussi trouver cet état d’esprit que j’avais connu dans l’espace de coworking à Paris, un endroit où l’on partage des moments sympathiques avec les autres membres.

Qu’aimes-tu faire de ton temps libre ?

Le week-end je travaille sur un projet de livre en co-rédaction avec Raphaël Zamochnikoff (aussi membre des Satellites). Notre souhait est de proposer un ouvrage qui donne une interprétation sur la relation des héros de la saga Star Wars entre eux, et à La Force, cette énergie encore mystérieuse ! Nous souhaitons la transposer à notre réalité et l’interroger sur les thématiques de la physique ou encore Tao. Et si la Force existait vraiment ? Tous les fans de Star Wars veulent le savoir 🙂

Le week-end est donc le moment où je peux faire avancer le projet.

J’aime aussi aller au cinéma, lire.

Puis, dès que les beaux jours sont là, je fais des ballades, je vais à la mer. Je suis en admiration de cette région : on a la montagne, on a la mer. J’avais perdu le lien avec la nature quand j’étais à Paris.

Quelle est ton idole business ?

Je n’en ai pas !

Ton rêve ?

Mon rêve à court terme, c’est d’arriver à finaliser ce projet de livre sur La Force et de pouvoir intéresser une maison d’édition. Ce serait fantastique parce qu’on y met beaucoup de cœur.  On apprend des choses extras et on aimerait les partager, pour aider à porter beaucoup de positif, comment considérer la vie. Cela pourrait participer à améliorer la vie des gens, leur sentiment vis-à-vis d’eux, leur relation aux autres.

Ton mantra ?

Le mantra que j’ai toujours appliqué dans ma vie professionnelle, mais aussi dans la vie en général, c’est faire au mieux chaque jour. Cela m’auto-motive. Je ne pense pas à ce que qui peut m’arriver dans 6 mois ou dans un an. Par contre je sais que je veux améliorer certains paramètres de ma vie. Alors je me dis que si j’y participe chaque jour, je fais en sorte d’améliorer mes journées de travail, en donnant ce que je peux, en étant sincère, en étant concentrée, en faisant en sorte de répondre à toutes les sollicitations. Ainsi, si je fais tout cela au mieux chaque jour, forcément je vais améliorer ce qu’il se passe autour de moi, je vais aussi m’améliorer.

Interview réalisée par Valérie Galassi.

Vincent Steeg, « Be water my friend »

Vincent Steeg, « Be water my friend »

« Be water my friend »

 

Né d’un père alsacien et d’ une mère slovaque, Vincent a également vécu au Vénézuela (où il a rencontré son épouse). Il connaît le besoin de se retrouver soi-même en retrouvant des produits de sa propre culture. « Quand tu as vécu à l’étranger, tu connais les besoins et les manques du quotidien. Plus de la moitié des Européens ont une attente forte de produits de leur culture d’origine. Il y a beaucoup de besoins insatisfaits. Cela a été le moteur de la création de mon entreprise. »

 

Tu as créé Rootsalad, peux-tu nous en dire quelques mots ?

Rootsalad est une plateforme web de diffusion de produits, d’événements et d’information latino américaine en Europe. Elle met en contact les acteurs de la culture latino américaine en Europe, les organisateurs d’événements, les vendeurs et producteurs.

Quel est ton quotidien de travail ?

Je travaille un jour par semaine aux Satellites et quatre jours par semaine à la maison. Je gère tout dans l’entreprise. Mon quotidien est rythmé par les expéditions de produits, toutes les deux semaines.

 

En rejoignant Les Satellites, que viens-tu y chercher ?

Je suis arrivé aux Satellites grâce à Lydie Elias, en 2013. Dans les premiers locaux des Satellites, quelqu’un avait fait une formation sur les marketplaces, ce qui m’intéressait pour mon projet.

Je suis devenu membre à la rue du Congrès. À l’époque, je travaillais encore pour Hewlett Packard, à distance. J’avais besoin de rencontrer du monde et d’être dans un milieu entrepreneurial, avec des profils différents de ma culture d’entreprise assez uniforme. Aux Sats c’est très riche, tout le monde travaille dans des domaines très différents, et pour mon projet d’entreprise il me fallait des compétences de tout types. On discute beaucoup et ça apporte beaucoup pour nos projets personnels. C’est comme ça que j’ai rencontré Nathanaël Martel avec qui je travaille aujourd’hui.

 

Qu’aimes-tu faire les weekends ?

Le weekend, j’aime m’occuper de ma famille, j’ai deux enfants de 15 et 10 ans. Je souhaite protéger notre équilibre familial. Mon hobby, c’est mon métier. Je n’ai pas le luxe d’en avoir d’autres pour le moment, même si j’aurais aimé faire de la photo et de la cuisine.

 

Quelle est ton idole business ? (ou ton personnage d’inspiration ?)

Le concept d’idole me paraît malsain. Je préfère m’enrichir de plein de personnalités différentes. Il y a beaucoup de gens qui m’inspirent ou que j’admire, mais pas d’idole.

 

Ton rêve ?

Que mon entreprise marche ! Ça n’arrête pas de progresser. Il faut s’adapter et ne pas dépendre de capitaux extérieurs. Si le projet veut garder une âme, il faut que ce soit les utilisateurs qui indiquent les directions à prendre.

 

Ton Mantra ?

« Au boulot ! ». J’aime mon travail car j’aime la diversité de mes tâches dans mon entreprise. J’aime faire les photos produits, faire des ventes, etc. Mon mantra serait plus sérieusement : « cross the chasm », traverse le gouffre. Le premier fossé à franchir quand on entreprend est souvent un gouffre.

Interview réalisée par Virginie Tumorticchi.

Susan Wilkinson, « Je crois en l’altruisme »

« Je crois en l’altruisme. »

 

La pratique des cours d’anglais n’a plus de secret pour elle ! Sue a parcouru plusieurs villes d’Europe et des Etats-Unis et enseigne la langue de Shakespeare à des entreprises et des particuliers depuis l’âge de 17 ans. Depuis 2003, elle a choisi le sud de la France pour installer son nouveau centre de formation « Alliance Internationale », elle nous raconte son chemin professionnel.

Quel est ton quotidien de travail ?

Il est très lourd car je porte plein de choses sur mon dos (rires). Depuis 2003 je dirige une école de langues à Nice, Alliance Internationale, grâce à laquelle nous proposons des cours d’anglais, d’italien, d’espagnol, de chinois, entre autres, principalement en entreprise. Moi et Gianmaria nous travaillons aussi auprès des particuliers, dans ce cas les cours se déroulent aux Satellites. Ce sont des étudiants, des professionnels et même des retraités. Nous sommes une école à taille humaine, tout est fait sur-mesure pour le client.

En parallèle des cours de langues, nous avons un service de traductions. Nos clients fidèles font appel à nous régulièrement.

 

En rejoignant les Satellites qu’es-tu venu chercher ?

J’étais professeur d’université à Warwick, à Bordeaux, à Nice, à Boston et puis à Bruxelles. Un jour j’ai eu l’opportunité d’acheter une école de langues à Bruxelles qui marchait vraiment bien. Puis la vie évolue, et j’ai revendu l’école. Je suis revenue à ma maison située dans l’arrière-pays niçois, et j’ai commencé une nouvelle vie à Nice. A mon arrivée, je me suis installée dans des bureaux où les formations avaient lieu, mais avec le temps les formations se déroulaient de plus en plus en entreprise. Ainsi je n’ai plus eu besoin des bureaux et c’est une des raisons pour lesquelles j’ai rejoint Les Satellites. Il y a des personnes de mon réseau, des anciens membres des Satellites, qui m’ont invité à rejoindre la communauté, et puis j’ai rapidement trouvé de la sympathie. Malheureusement j’ai peu de temps pour profiter de tous les évènements ! J’ai quand même réalisé des traductions pour plusieurs membres, donné des cours à d’autres, assisté à quelques évènements très sympathiques et gouté au thé de Sabine (rires).

 

Qu’aimes-tu faire le week-end ?

J’aime être chez moi à la campagne car je suis souvent en déplacement la semaine. Je reçois des amis, on fait de la rando, en automne j’aime faire la cueillette aux champignons, je pratique le yoga et j’adore lire ! Je suis professeur de littérature anglo-saxonne et française. Je lis de tout, les classiques, des biographies, jusqu’aux romans noirs. On s’échange des livres avec des amis et finalement j’achète de moins en moins de livres. Ma bibliothèque déborde déjà ! En plus, comme j’avais beaucoup voyagé dans une autre vie – quand j’étais professeur d’université – j’ai repris le « travel bug » et je prépare mes prochains voyages.

 

Quel est ton idole business ?

Comme beaucoup de gens j’admire Steve Jobs et Bill Gates pour leurs sens des affaires, mais c’est tout. Celui que j’admire le plus c’est Stelios, le fondateur d’Easy Jet. Il aide beaucoup de gens moins fortunés que lui, en Grèce notamment puisque c’est son pays d’origine. Il donne aussi des bourses aux étudiants de la prestigieuse école de commerce, the London School of Economics. C’est un homme d’affaires mais il donne beaucoup aux autres.

 

Ton rêve ?

Mon rêve c’est que notre fils soit toujours heureux, qu’il s’épanouisse dans la vie !

 

Ton mantra ?

Un mantra a des associations trop spirituelles pour moi. Mais je crois en l’altruisme.

Arnaud Pottier-Rossi, Einstein disait « On n’est intelligent qu’à plusieurs »

Arnaud Pottier-Rossi, Einstein disait « On n’est intelligent qu’à plusieurs »

Einstein disait « On n’est intelligent qu’à plusieurs ».

 

Arnaud a découvert il y a 3 ans tous les métiers de la facilitation, de l’innovation et de la créativité. Il en a appliqué très vite les méthodes dans son agence de communication, avec enthousiasme et passion, et aujourd’hui il n’y a pas une seule chose qui ne soit décidée par l’ensemble des membres de son agence. Tout le monde devient acteur. Il vit au quotidien la richesse du groupe.

Quel est ton quotidien de travail ?

Je travaille à Paris 3 jours par semaine et dans la région niçoise le reste du temps. Je profite du dynamisme de Paris et de la qualité de vie ici.

À Paris je me lève tôt pour arriver au bureau très tôt et travailler avec une bonne énergie matinale, une bonne concentration. Ensuite j’alterne rendez-vous, conférences et rassemblements professionnels.

Quand je suis à Nice, j’accompagne mes enfants à l’école et je vais les récupérer le soir. Cela conditionne ma journée de travail.

Je travaille essentiellement pour des entreprises, de la start-up au très grand groupe. On ne cherche pas à se spécialiser car on veut garder une certaine fraîcheur, ne pas fonctionner par réflexes. On travaille avec l’ensemble des outils de communication : films, digital, affichage, stand. On collabore avec des professionnels de toutes ces technologies. Nous nous définissons comme des agrégateurs de talents, des chefs d’orchestre !

Cela nous oblige à rester curieux, ouverts aux nouvelles collaborations, agrandir le cercle de la famille.

En rejoignant les Satellites que viens-tu y chercher ?

Dès que j’ai une grosse période de travail à Nice je viens aux Satellites. J’y suis depuis la création. Je suis venu chercher un lieu où travailler dans une ambiance différente de ma solitude d’entrepreneur indépendant à la maison. J’y suis venu également pour créer du lien avec une communauté niçoise et si possible trouver des compétences locales avec qui travailler. C’était la première fois que je fréquentais un tel espace. J’ai attrapé le virus. Maintenant, quand je suis en déplacement, je cherche toujours un espace de coworking pour travailler.

J’ai fait travailler deux membres des Satellites. Il y a certaines personnes avec qui je fais des activités en dehors. J’ ai trouvé aux Satellites tout ce que j’étais venu chercher.

Qu’aimes-tu faire les weekend ?

J’aime passer du temps avec mes enfants. Je fais beaucoup de snowboard l’hiver et beaucoup de kite-surf l’été !

Quel est ton idole business ? (ou ton personnage d’inspiration ?)

Je n’ai pas une idole, c’est plus diffus. Je préfère les pensées à l’incarnation. J’essaie de comprendre les tendances, ce qui va nous arriver. Je n’ai jamais eu de dogme ou idolâtrie pour Steve Jobs par exemple. Je suis plutôt à contre-courant et j’aime me nourrir de plusieurs courants de pensée.

Par exemple j’adhère à la pensée du Golden Circle, travailler sur le sens. J’adhère aux idées du bouddhisme, à la bienveillance. Dans les entreprises, je préfère parler de richesse humaine que de ressources humaines.

Ton rêve ?

Que mes enfants soient heureux et si possible que je sois heureux avec eux !

Professionnellement, j’espère grandir et embarquer encore plus de personnes dans la philosophie de l’agence. J’aimerais réussir à changer le fonctionnement de l’éco-système également, casser la position pyramidale, la supériorité des « sachants » au profit de la richesse de la co-construction.

Ton Mantra ?

Je n’ai pas de mantra, mais une philosophie. Einstein disait « On n’est intelligent qu’à plusieurs ».

La richesse est faite de l’assemblage de l’ensemble des idées et non pas uniquement des idées des sachants, de ceux qui sont en haut de la pyramide. Faire résoudre un problème par un groupe. Par exemple pour concevoir un produit, la richesse viendra autant de l’ingénieur que de la femme de ménage ou du comptable.

Jérémy Pekmez, « J’aime tout ce qui dépasse les projets individuels et qui est fait en commun »

Jérémy Pekmez, « J’aime tout ce qui dépasse les projets individuels et qui est fait en commun »

Jérémy Pekmez : « J’aime tout ce qui dépasse les projets individuels et qui est fait en commun »

 

Jérémy traverse ses différents projets avec une vision généreuse et humaniste : faire le bien autour de soi. Education avec Albert, protection de la vie privée avec Tunnel Bear et enseignement avec CampusID, la vie de Jérémy s’articule en envies, priorités et philosophie.

Quel est ton quotidien de travail ?

J’ai plusieurs métiers. Ma semaine est coupée en trois. Un tiers avec Albert, mon projet créé avec Rodrigue Hajjar, dont le but est de donner aux enseignants des écoles primaires un outil pour créer du contenu pédagogique numérique (cours, quizz, vidéo, etc.) afin que les élèves puissent travailler à partir de n’importe quel appareil (smartphone, tablette, ordi, etc.) s’exercer, réviser à l’école ou à la maison. Côté enseignant, celui-ci suit l’évolution et les progrès de l’élève afin de mieux adapter les contenus et créer de la personnalisation pédagogique. Autre tiers avec Tunnel Bear, dont j’ai en charge la partie Windows et qui permet de naviguer de façon privée sur Internet et de protéger sa vie privée. D’actualité donc. Dernier tiers enfin où j’enseigne le développement informatique à CampusID / Ecole des Mines, principalement le « .net », de bac +2 à bac +5. Ces trois tiers font un tout que j’aime vraiment. J’aime plus que tout Albert : c’est mon projet créé avec Rodrigue. Tunneal Bear est une super boîte que j’ai vu grandir, c’est passionnant et très important puisque l’intérêt de défendre la vie privée a aujourd’hui un sens sur Internet. Enfin, pour les cours, j’aime tout simplement transmettre ce que je sais. C’est ce que je dis en début d’année à mes étudiants, en plus d’ajouter que ce que j’attendrais d’eux à la fin de l’année, c’est qu’ils soient meilleurs que moi : c’est le deal !

En rejoignant Les Satellites, que viens-tu y chercher ?

Avec Rodrigue, on était isolé, on cherchait des gens et puis surtout un lieu de rencontre car lui était à Nice, moi à Cannes. C’était plus pratique pour moi de me déplacer à Nice et de nous retrouver. Voilà ce qu’on est venu chercher au tout départ. J’ai trouvé un esprit communautaire particulier auquel je ne m’attendais pas. en Etant parmi les premiers membres, on ne savait pas, évidemment, ce qu’était le coworking. Alors on a rencontré du monde, des gens intéressants. Aujourd’hui, ce que j’aime aux Sats c’est aussi les projets comme Niellé, tout ce que dépasse les projets individuels et qui est fait en commun en faisant du bien autour de soi.

Qu’aimes-tu faire les weekends ?

En fait, il y a ce que je fais et puis il y a ce que j’aimerais faire. Aujourd’hui, j’ai une fille et mon temps lui est dédié. Je passe mon temps avec elle, j’aime la voir grandir, j’en suis très heureux. Mon temps libre se trouve là. Ma passion est la musique et je n’arrive pas à la caler dans mon emploi du temps. C’est frustrant mais je veux y arriver et partager cela avec ma fille. Je vais trouver un moyen.

Quelle est ton idole business (ou ton personnage d’inspiration) ?

Honnêtement, je n’ai pas d’idole. Je pourrai dire Steve Jobs mais ce serait trop facile. Bien sûr j’admire ce que les uns et les autres font mais je n’en ai pas car, au fond, je ne le connais pas Steve Jobs. Si je devais avoir des idoles, ce serait nécessairement des personnes que je connais, donc proches de moi. J’admire certaines qualités autour de moi, chez Audrey, ma femme, Thomas, mon meilleur ami, Rodrigue, etc. Ils ont une énergie débordante, n’ont pas froids aux yeux, sont directs, honnêtes et j’adore ça. J’aime qu’on se comporte ainsi.

Ton rêve ?

Là quand j’y pense, je pense à l’avenir et donc forcément à ma fille : continuer à passer du temps avec elle. Je veux la voir grandir, s’épanouir, lui faire découvrir des choses, etc. La musique est là aussi. Pour mes projets, je veux me dire que le temps passé à faire ce que j’ai fait a pu faire du bien à quelqu’un, que l’on réussisse ou pas d’ailleurs. Albert a pour but d’améliorer l’enseignement et de laisser moins d’enfants sur le côté. C’est ce pour quoi je travaille.

Ton mantra ?

Je n’en ai pas mais j’ai tout de même trouvé ceci : « Mieux vaut rater sa chance que de ne pas l’avoir tentée ». Et je pourrai en trouver des dizaines qui me définiraient. Après tout, nous sommes des êtres complexes et une seule phrase peut difficilement nous résumer.

Interview réalisée par Nicolas Bergé.